Le 30 septembre, l’IFOP publie les résultats d’un sondage pour Régions de France, à l’occasion de son 17e congrès à Montpellier. Une enquête qui porte sur les perceptions et les attentes des Français à l’égard de leur Région et qui livre plusieurs enseignements majeurs : les Régions sont plus profondément ancrées dans l’opinion que ce que l’on croit, les Français font davantage confiance à leurs Régions qu’à l’État, et des attentes sur une nouvelle répartition des compétences entre l’État et les Régions pour aller vers un rééquilibrage des pouvoirs.Alors que le 17ème congrès des Régions de France, qui se tenait à Montpellier le 30 septembre, était placé sous le signe de « République de la confiance », un sondage* IFOP pour l'association Régions de France et la Fondation Jean Jaurès affiche un thermomètre au beau fixe pour les collectivités régionales puisque près des trois-quarts des sondés disent faire davantage confiance à leur Région qu'à l'État (70% en Corse, 66% dans les départements et régions outre-mer [DROM]).
«Le match tourne nettement à l'avantage du conseil régional quelle que soit la cible ou le territoire »,souligne Frédéric Dabi, le directeur général de l'IFOP.
Un fait régional qui s'impose donc, et qui n'est probablement pas étranger à la crise sanitaire que les Français viennent de traverser, où ils ont pu observer l'action des conseils régionaux...
Sentiment d'impuissance et abstention
Mais alors pourquoi les dernières élections régionales ont-elles été à ce point entachées par l'abstention ? Trois mois après le scrutin et six mois avant le premier tour de l'élection présidentielle, l'IFOP a interrogé les Français sur leur rapport aux urnes.
Lors des élections régionales de 2020, la première des raisons de l'abstention est nettement un sentiment d'impuissance, avec 41% des habitants de l'Hexagone qui ont considéré que ces élections ne changeraient rien à leur situation personnelle. Si ce sentiment existe aussi en Corse et dans les DROM (42% et 30%), les sondés avancent toutefois comme première raison le fait de ne pas voir de différence entre les projets des différentes listes (43% et 41%).
En revanche, ceux qui sont allés voter étaient majoritairement motivés par le devoir civique dans l'Hexagone (75%), par le sentiment que les élections ont un impact sur la situation de leur région en Corse (58%), et par un intérêt pour la gestion de la région en DROM (57%).