Sondage : 96% des patrons veulent conserver la garantie des salaires en cas de faillite
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Une vague de faillites d'entreprises endettées et souffrant des suites de la pandémie du Covid-19 menace la zone euro, à moins que les Etats n'opèrent un "soutien accru" pour leur solvabilité, avertissait la semaine dernière la Banque centrale européenne (BCE). Dans le cas de la France, les défaillances d'entreprises devraient passer la barre des 60.000 soit un bond de 32% par rapport à 2020, selon les estimations de la société d'assurance-crédit Euler Hermes, avec pour corollaire 750.000 emplois supprimés, selon les projections de la Banque de France, et un taux de chômage qui devrait atteindre 11%.
Cette sombre perspective inquiète les dirigeants d'entreprise. C'est ce que montre le sondage réalisé par Opinion Way pour l'Institut Thomas More, "Les dirigeants d'entreprise et l'accompagnement des entreprises en difficulté" (1). "Nous avons voulu interroger les chefs d'entreprise sur leur connaissance des mécanismes d'accompagnement en cas de difficultés qui vont surgir avec l'allègement du soutien financier mis en place par le gouvernement durant la pandémie. C'est un état des lieux", explique Jean-Thomas Lesueur, délégué général de l'Institut Thomas More.
Un état des lieux qui montre une insatisfaction. Les chefs d'entreprise sont 61% à considérer que les relations entre les entreprises en difficulté et leurs créanciers (notamment les banques) sont mauvaises. Un sentiment qui se reflète dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, où la France (26e) se classe loin derrière l'Allemagne (4e) et après l'Italie (21e) en matière de "Règlement de l'insolvabilité".
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"La réforme du système d'accompagnement est nécessaire car on est loin de l'efficacité d'un Chapter 11 (procédure de sauvegarde appliquée aux entreprises menacées de faillite aux Etats-Unis). Aujourd'hui, nombre d'entreprises pourraient éviter de voir leur situation se dégrader si leurs difficultés étaient mieux anticipées", explique Jean-Thomas Lesueur.
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