Faillites d'entreprises : la déferlante de liquidations a-t-elle commencé ?

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Photo d'illustration: rue de Rennes, à Paris, le 25 janvier 2021. La deuxième quinzaine de mars a été marquée par une explosion de 155% des défaillances par rapport à la même période de 2020, lors de laquelle le début du premier confinement s'était accompagné d'un gel des procédures du fait de la fermeture des tribunaux.
Photo d'illustration: rue de Rennes, à Paris, le 25 janvier 2021. La deuxième quinzaine de mars a été marquée par une explosion de 155% des défaillances par rapport à la même période de 2020, lors de laquelle le début du premier confinement s'était accompagné d'un gel des procédures du fait de la fermeture des tribunaux. (Crédits : Reuters)
La deuxième quinzaine de mars semble marquer une inflexion brutale, avec notamment une explosion du taux de liquidations directes d'entreprises en cessation de paiement, selon une analyse publiée ce mercredi par le cabinet d'études Altares.

Les défaillances d'entreprises se sont maintenues à un niveau exceptionnellement bas en France au premier trimestre mais le mois de mars a marqué une inflexion, avec une explosion des procédures et des liquidations, selon une analyse publiée mercredi par le cabinet d'études Altares.

Au cours des trois premiers mois de l'année, 7.406 défaillances d'entreprise ont été enregistrées, un nombre "exceptionnellement bas" en recul de 32,1% par rapport au premier trimestre 2020, dont seule la toute fin avait été affectée par la crise sanitaire.

"Le mois de mars pourrait cependant constituer un point de bascule", souligne Thierry Millon, directeur des études Altares.

Hausse de 155% des défaillances fin mars

La deuxième quinzaine de mars a été marquée par une explosion de 155% des défaillances par rapport à la même période de 2020, lors de laquelle le début du premier confinement s'était accompagné d'un gel des procédures du fait de la fermeture des tribunaux.

"C'est aussi en mars qu'émergent des chiffres concrets sur la détresse de centaines d'entreprises qui se trouvent en cessation de paiement, en dépit des dispositifs de soutien publics", observe Thierry Millon.

Lire aussi : Le dernier fabricant de jantes automobiles en France en redressement judiciaire

79% : un taux de liquidation directe jamais vu "depuis 20 ans"

Le mois dernier, 79% des jugements se sont soldés par une liquidation directe de l'entreprise concernée, "un niveau jamais atteint depuis 20 ans", souligne-t-il.

Pour Thierry Millon, "la stratégie de soutien à l'économie réelle déployée par l'Etat s'est avérée efficace", permettant à environ 20.000 entreprises mises sous perfusion d'échapper à la défaillance en 2020.

Lire aussi : Les faillites d'entreprises, une bombe à fragmentation pour 2021

L'après-PGE avec l'arrêt des aides, un cap qui sera difficile à passer

Mais nombre d'entreprises risquent d'avoir des difficultés à surmonter le cap de l'allègement puis de l'extinction inéluctables de ces aides.

La Banque de France a estimé en début d'année que 4,5% à 6% des prêts garantis par l'Etat (PGE) auraient du mal à être remboursés.

Par ailleurs, Altares rappelle que les quelques 63.000 entreprises françaises dites "zombies" - déjà fragiles avant la survenue de la pandémie de COVID-19 - devraient également avoir du mal à survivre sans soutien de l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 19/04/2021 à 2:43 :
Solution "économique" des aristo-socialistes: interdisons les faillites et nationalisons tout! (surtout les dettes mais pas touche au patrimoine)
a écrit le 16/04/2021 à 10:20 :
.
a écrit le 15/04/2021 à 10:11 :
Ce n'est qu'un début (continuons le combat ?) ...cela risque d'être pire vers la fin de cette année si; (vu que c'est mal parti); les restrictions de déplacements, la réouverture des commerces (non essentiels !) sont prolongées du fait d'un évolution sanitaire aléatoire, quasi incontrôlable.
a écrit le 14/04/2021 à 23:56 :
60000 rebonds accompagne les entrepreneurs post liquidation. N'hésitez pas à conseiller les personnes concernées de nous rejoindre. C'est gratuit, professionnel et bienveillant. Des pairs aident les chefs d'entreprise à rebondir vers de nouveaux horizons. 60000rebonds
a écrit le 14/04/2021 à 20:51 :
Ce n'est que le début.
a écrit le 14/04/2021 à 14:47 :
ça vas être dure pour tout le monde ....
à suivre et bon courage
Réponse de le 14/04/2021 à 20:42 :
Ca va être surtout dur pour les ex-salariés payés au lance-pierre
tandis que le patronat a confisqué le capital en s'octroyant une
grasse rémunération aux frais des prêts garantis par les pauvres
soumis massivement à la TVA qui je le rappelle est le premier impôt
de France.
a écrit le 14/04/2021 à 14:01 :
Les canards boiteux ont engrangé le chômage partiel , les prets garantis par l'état . Merci pour tout ! Il est doux de sentir soutenu surtout comme indesirable . Macron , cet arsouille repentant ruine le pays mais les élections vont l'enterrer .
a écrit le 14/04/2021 à 11:47 :
Ce serait bien de détailler des entreprises les restaurants et bars qui nous touchent directement afin de voir s'il y a bel et bien une volonté de la finance mondiale d'anéantir les lieux de vie.

Dans mon village, avant l'arrivée de la télévision, il y avait 26 bars et cafés qui accueillaient tous les actifs venant discuter autour d'un verre pour terminer leur dure journée, dorénavant pour la même population il n'y en a plus qu'un.

Puis la boîte à crétins a débarqué.
a écrit le 14/04/2021 à 10:44 :
Altares vient de Altar (ressemble aussi à Antares, une étoile, a star)

al·tar (ôl′tər)
n.
1. An elevated place or structure before which religious ceremonies may be enacted or upon which sacrifices may be offered.

Ceremonial sacrificiel, interessant.

Dun & Bradstreet maintenant :

brad street, la rue de la braderie... les soldes !

Dun : dérivé du Celte signifiant forteresse situé sur un point haut, renvoi à altar, on prend de la hauteur, point de vue des grands prédateurs face au microcosme... microcosmos comme le caricaturait une publicité de l'état francais pour le recensement... nous sommes leurs abeilles, ou fourmis...
a écrit le 14/04/2021 à 9:46 :
Ce serait bien de détailler des entreprises les restaurants et bars qui nous touchent directement afin de voir s'il y a bel et bien une volonté de la finance mondiale d'anéantir les lieux de vie.

Dans mon village, avant l'arrivée de la télévision, il y avait 26 bars et cafés qui accueillaient tous les actifs venant discuter autour d'un verre pour terminer leur dure journée, dorénavant pour la même population il n'y en a plus qu'un.

Puis la boîte à crétins a débarqué.

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