Tensions avec Bakou : Agnès Pannier-Runacher ne se rendra finalement pas à la COP29
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Agnès Pannier-Runacher ne se rendra pas à la COP29 à Bakou.
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Agnès Pannier-Runacher ne se rendra pas à la COP29 à Bakou. En cause : les propos jugés « inacceptables » du président azerbaïdjanais Ilham Aliev lors de l'ouverture de la conférence qui ont visé la France et l'Europe.
La France reste tout de même représentée sur place. « Les équipes de négociation françaises ne ménageront pas leurs efforts, avec mon appui à distance et en lien avec nos partenaires européens pour protéger la planète et nos populations », a assuré la ministre. « Nous continuerons à plaider pour le plus haut niveau d'ambition dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris » de 2015, « dont nous sommes les gardiens », a-t-elle ajouté.
Lors d'un discours à la COP29 à Bakou, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a réitéré mercredi ses attaques contre la France. Il a notamment cité l'histoire coloniale du pays et a parlé de « crimes » du « régime du président (Emmanuel) Macron » dans ses territoires d'outre-mer, dont la Nouvelle-Calédonie. Des attaques qui constituent de plus une « violation flagrante du code de conduite » de la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, a affirmé Agnès Pannier-Runacher.
« Le régime du président Macron a tué 13 personnes et blessé 169 personnes (...) pendant les légitimes protestations du peuple kanak en Nouvelle-Calédonie », a déclaré Ilham Aliev, alors que son pays préside cette nouvelle COP. « Après tout ça, la France n'a pas été dénoncée, ni par la Commission européenne, ni par le Parlement européen », a-t-il tonné.
L'Azerbaïdjan a été accusé par Paris d'ingérence pendant les récentes émeutes en Nouvelle-Calédonie, des allégations rejetées par Bakou. Les deux pays entretiennent ainsi des relations très tendues en raison du soutien français à son ennemi historique arménien. Les tensions se sont aussi exacerbées depuis la reprise de contrôle de l'enclave du Haut-Karabakh par Bakou à l'issue d'une offensive éclair, en septembre 2023, au prix de l'exode de plus de 100.000 Arméniens.
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Par ailleurs, la ministre de la Transition écologique a reproché à l'Azerbaïdjan d'instrumentaliser « la lutte contre le dérèglement climatique pour un agenda personnel indigne ».
« Cela est indigne d'une présidence de la COP », a-t-elle poursuivi, ajoutant que c'est d'une « dynamique positive », à l'instar des nouveaux engagements de leurs émissions pris par le Brésil et le Royaume-Uni, « et non d'attaques d'une déplorable bassesse dont la communauté internationale a besoin pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique ». « Les propos tenus par l'Azerbaïdjan en faveur des énergies fossiles sont également inacceptables », a-t-elle également fustigé.
Plusieurs dirigeants dans le monde ont aussi indiqué ne pas se rendre à cette COP. C'est déjà le cas du président français, Emmanuel Macron. Le président américain Joe Biden, ne pourra également pas se rendre à la conférence. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à l'origine du « Pacte vert » européen, sera aussi absente.
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Avant la COP, des ONG et des pays ont critiqué la tenue de la conférence en Azerbaïdjan, dénonçant sa répression de l'opposition et les atteintes aux droits humains. Ilham Aliev a aussi attaqué le Conseil de l'Europe, organisation de défense des droits humains dont fait partie l'Azerbaïdjan mais qu'il a menacée de quitter après avoir été épinglé pour des atteintes aux libertés fondamentales.
(Avec AFP)
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