Décarbonation : la stratégie française à la merci des forêts
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Le changement climatique nuit au rôle de puits de carbone des forêts.
Neosylva
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Le changement climatique nuit au rôle de puits de carbone des forêts.
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Après le Plan national d'adaptation au changement climatique le 25 octobre dernier, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) ont été soumises ce 4 novembre à consultation publique pour six semaines, sous l'égide de la Commission nationale du débat public. Ces trois textes constituent la stratégie française en matière d'énergie et de climat.
Issue de la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la SNBC, qui constitue le cadre de la politique d'atténuation en matière de changement climatique, est en principe révisée tous les cinq ans. Elle décline pour chaque secteur d'activité des budgets et trajectoires carbone visant à permettre de respecter l'accord de Paris (une hausse de la température mondiale moyenne limitée à 2°C et si possible, 1,5°C) et d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
L'Union européenne ayant révisé à la hausse ses ambitions de réduction de ses gaz à effet de serre de -40% à -55% (entre 1990 et 2030) dans le cadre du Pacte vert, la France a revu les siennes de -40% à -50% pour les émissions brutes (indépendamment des émissions absorbées par les puits de carbone, naturels ou technologiques).
La répartition de l'effort entre les Etats membres dépend en effet du point de départ de chacun. Avantagée par son mix énergétique très décarboné, la France a donc un effort moins important à accomplir que, par exemple, l'Allemagne (-65%). Globalement, les émissions annuelles françaises doivent passer de 396 millions de tonnes à 270 millions en 2030. Et zéro émissions nettes, soit la neutralité carbone, en 2050.
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Mais si, jusqu'à présent, l'objectif affiché par la France était exprimé en émissions nettes, celui de -50% en 2030 qui figure dans le nouveau projet de SNB l'est en émissions brutes, ce qui correspondrait à -52% d'émissions nettes. Ce revirement est directement lié à l'incertitude qui pèse sur les capacités d'absorption des forêts qui, avec les prairies, constituent l'essentiel des puits de carbone naturels, et donc des puits de carbone globalement. Les technologies de captage et stockage de carbone à partir de bioénergies ou directement dans l'atmosphère ne sont pas suffisamment matures pour qu'il soit possible de miser sur leur contribution.
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