Utilisation en supermarché, dématérialisation… Les nouvelles choses à savoir sur les titres-restaurant

L’utilisation des titres-restaurant en supermarché va être pérennisée le 1er janvier 2027.
Reuters

L’utilisation des titres-restaurant en supermarché va être pérennisée le 1er janvier 2027.
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La ministre du Commerce et des PME a tranché. Véronique Louwagie a fait savoir à Ouest-France, mardi 17 juin, que l'utilisation des titres-restaurant en supermarché sera pérennisée le 1er janvier 2027. « Deux points sont décidés : la pérennisation du dispositif pour les produits non directement consommables et la dématérialisation », a-t-elle précisé au quotidien.
Début 2025, une loi a été promulguée pour prolonger de deux années - jusqu'au 31 décembre 2026 - l'utilisation des titres-restaurant en grande surface. Ce régime dérogatoire s'applique depuis le 23 janvier. Et concrètement, il rend possible l'achat de viandes, poissons, lait, féculents, etc. Mais depuis février, l'ensemble des parties prenantes, restaurateurs, salariés, employeurs, émetteurs et grande distribution, discutaient quant à l'avenir de cette dérogation.
Au lendemain de la décision de Bercy, La Tribune revient sur trois points essentiels du dossier.
Si la décision de pérenniser l'usage des titres-restaurant en supermarché va ravir les consommateurs, elle est loin de réjouir les restaurateurs opposés de longue date à cette idée.
« On est vent debout », explique par téléphone à La Tribune Jean-Marc Banquet-Bonaparte, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) Île-de-France. « Au départ, le titre-restaurant est là pour apporter un confort aux salariés qui ne bénéficient pas d'une cantine d'entreprise. Ce n'est pas pour se rendre au supermarché », pointe-t-il.
Mais le développement massif du télétravail et la crise sanitaire ont changé les usages. Jusqu'à ce que la loi du 16 août 2022 autorise les salariés à utiliser leurs titres-restaurant en grande surface pour l'achat de produits non consommables directement (pâtes, riz, etc.). « On est dans un dérapage total de l'usage du ticket-resto », se désole le représentant de l'UMIH.
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En revanche, la généralisation de la dématérialisation au 1er janvier 2027 est une bonne nouvelle pour les restaurateurs. « L'utilisation du papier est complètement désuète aujourd'hui », poursuit-il. Surtout, elle est source de lourdeur administrative pour les professionnels. « La gestion du papier est très lourde pour les restaurateurs », a reconnu la ministre Louwagie auprès de Ouest-France. Avant de prévenir que les émetteurs de titres-restaurant devront préparer cette fin du papier pour le début d'année 2027.
Pour les restaurateurs, la dématérialisation est positive car elle facilite l'instauration d'un plafond différencié entre eux et les supermarchés. À condition que le gouvernement soit d'accord. « Le double plafond est une option prise très au sérieux, a indiqué dans le même entretien la locataire de Bercy. Mais nous devons aussi vérifier sa faisabilité juridique. »
Aujourd'hui, « le salarié peut utiliser ses titres-restaurant dans la limite de 25 euros par jour », rappelle le site officiel de l'administration française. L'UMIH souhaiterait que ce plafond soit augmenté pour les restaurateurs - autour de 30 euros par jour a minima - et soit baissé pour la grande distribution.
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« C'est un élément essentiel, notamment pour les restaurateurs qui exercent dans les grandes villes », analyse Jean-Marc Banquet-Bonaparte. Lesquels sont confrontés à des coûts (main-d'œuvre, matière première, etc.) plus élevés qu'en zones rurales. Les discussions avec Bercy ne font que commencer.
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