Les restaurants devront désormais afficher l'origine de toutes les viandes

L'obligation d'affichage était déjà en vigueur dans les commerces.
Jose A. Iglesias/Miami Herald/TNS/ABACAPRESS.COM

L'obligation d'affichage était déjà en vigueur dans les commerces.
Jose A. Iglesias/Miami Herald/TNS/ABACAPRESS.COM
Il sera désormais impossible d'ignorer d'où vient le steak dans son assiette. Ce mardi, le Premier ministre, François Bayrou, a en effet pris un décret rendant obligatoire, dans les restaurants, l'affichage de l'origine des viandes. Depuis 2002, cette obligation existait déjà, mais ne concernait que les viandes bovines. Elle est donc étendue aux viandes porcines, ovines, et aux volailles. Depuis mars 2024, cet affichage était également imposé pour les viandes transformées comme les saucisses, les nuggets ou encore les steaks hachés. En outre, l'obligation était également déjà en vigueur dans les commerces.
« À quelques jours de l'ouverture du Salon international de l'Agriculture, qui expose l'engagement de nos agriculteurs pour une alimentation de qualité et durable, cette décision du Gouvernement témoigne de sa volonté de renforcer encore la visibilité des produits agricoles français dans nos assiettes », indique le ministère de l'Agriculture dans un communiqué. Ce décret fait suite à une demande des agriculteurs afin de « valoriser au mieux la qualité de leurs productions, en informant le consommateur que telle ou telle pièce de viande vient de France ».
Mais aussi une demande des consommateurs, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, estimant que le texte « renforce ainsi la confiance » de ces derniers. « Afficher l'origine des viandes permettra aux clients de pouvoir opter pour une viande réputée pour sa qualité et son goût », abonde Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l'Économie sociale et solidaire.
Deux autres décrets ont, eux, en revanche été annulés. C'est le Conseil d'État qui a pris cette décision, le 28 janvier dernier. Les textes concernaient « l'interdiction de nommer les produits comportant des protéines végétales par des termes de boucherie, de charcuterie et de poissonnerie ». Autrement dit, selon la plus haute juridiction administrative, il est autorisé de parler de « steak de soja » ou encore de « saucisse végétale ». Des dénominations qui avaient été interdites par le Parlement en 2020.
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Or, en octobre 2024, la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) avait, elle, estimé que « la réglementation européenne s'opposait à ce que les États membres de l'UE puissent, de leur côté, édicter des mesures nationales qui réglementent ou interdisent l'usage de noms usuels ou descriptifs, autres que des dénominations légales, pour décrire, commercialiser ou promouvoir des denrées alimentaires contenant des protéines végétales ». Saisi par des entreprises et associations professionnelles, le Conseil d'État s'est donc appuyé sur la décision de la CJUE s'opposant à l'interdiction par un État membre de ces appellations.
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