« Je me bats contre cette idéologie du « tout gratuit ». La gratuité n'existe pas, il y a toujours quelqu'un qui paie. En Île-de-France, la moitié des recettes des transports en commun provient des entreprises, environ un sixième est issu des collectivités locales et un tiers vient des usagers, ce qui est moins qu'à Londres ou Lyon. Si nous appliquions la gratuité intégrale, il faudrait augmenter les taxes de 4 milliards d'euros ! D'une part, ce serait injuste : les cyclistes, les piétons, les personnes qui ne se déplacent pas financeraient celles qui prennent le métro, le bus, le tramway ou le RER. D'autre part, les ressources financières pour investir seraient fragilisées, elles reposeraient sur les aléas de la conjoncture : il serait alors très compliqué de créer de nouvelles lignes et gares. Celles-ci sont pourtant indispensables. Dans ma Région, tous les bus au diesel seront remplacés par des bus propres en 2025, plus d'une centaine de trains et métros neufs arrivent sur le réseau chaque année. Comment pourrait-on faire sans la vente de passes Navigo ?