Transports en Île-de-France : patrons et touristes vont passer à la caisse
César Armand
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RATP, Cyrus Cornut
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RATP, Cyrus Cornut
C'est une affaire de quelques jours. Avant le 26 septembre, date du conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités, et surtout avant le 27 septembre, jour de présentation du projet de loi de finances 2024 en Conseil des ministres, le gouvernement et le conseil régional doivent accorder leurs violons sur le financement des transports franciliens. De sources concordantes, un accord Etat-région se dessine en effet pour faire contribuer davantage les patrons ainsi que les touristes au budget de l'autorité organisatrice IDF Mobilités.
Aujourd'hui, toutes les entreprises franciliennes privées ou publiques employant au moins 11 salariés sont assujetties au versement mobilité qui, représente, peu ou prou, 2,95% de leur masse salariale. A elles seules,
elles financent ainsi 48%
de l'autorité organisatrice, suivies par les voyageurs (33%), les collectivités (15%), l'Etat (2%) et les contraventions, pubs et autres taxes (2%). Autant de contributions qui permettent d'arriver à 11 milliards d'euros.
Sauf que cela ne suffit plus pour assurer les dépenses liées aux prolongements des lignes de métro et de RER existantes ainsi que la mise en circulation du Grand Paris Express.
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Les besoins de financement vont en effet tripler entre 2024, échéance des Jeux, et 2031, date de livraison du métro automatique francilien, passant de 800 millions à 2,6 milliards d'euros. Un « mur de financement supplémentaire » sur lequel la présidente (LR) de la région et d'Île-de-France Mobilités Valérie Pécresse interpelle l'exécutif depuis... juillet 2019.
César Armand