Grande-Bretagne : Cameron annonce un gel des impôts pour les ménages

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Avec sa large victoire aux élections législatives, David Cameron dispose désormais de la majorité absolue à la Chambre des communes. Pendant sa campagne électorale, il avait promis le gel des impôts sur les ménages en cas de victoire.
Avec sa large victoire aux élections législatives, David Cameron dispose désormais de la majorité absolue à la Chambre des communes. Pendant sa campagne électorale, il avait promis le gel des impôts sur les ménages en cas de victoire. (Crédits : © Stefan Wermuth / Reuters)
La reine Elizabeth II a présenté ce mercredi 27 mai la feuille de route du nouveau gouvernement, après la victoire du Premier ministre sortant le 7 mai dernier, qui a gagné 24 sièges de plus qu'en 2010, soit 331 sièges aux Communes.

Trois semaines seulement après la victoire des conservateurs aux élections législatives, le gouvernement de David Cameron, qui a obtenu la majorité au Parlement, une première depuis 1992, s'apprête à faire voter une loi pour garantir le gel des impôts sur les ménages jusqu'en 2020.

La Reine a présenté la feuille de route du gouvernement

Comme le veut la tradition, c'est Elizabeth II en personne qui a présenté la feuille de route du gouvernement Cameron 2 devant le Parlement de Westminster, et annoncé le gel des impôts pour les ménages :

"Une loi sera mise en place (...) pour assurer qu'il n'y aura pas de hausse des taux de l'impôt sur le revenu, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ni des prélèvements sociaux lors des cinq prochaines années".

Pendant la campagne électorale, David Cameron avait promis de geler les impôts s'il restait Premier ministre.

Réduction d'impôts pour les ménages modestes

David Cameron avait également annoncé une réduction de l'impôt pour les ménages les plus modestes, avec un relèvement du seuil d'imposition à 12.500 livres par an (soit 17.600 euros) d'ici à 2020. Il va aussi garantir que les employés gagnant le salaire minimum ne paient pas d'impôt sur le revenu sur les trente premières heures de travail par semaine. Le gouvernement ne détaille en revanche pas comment cette baisse d'impôts sera financée. Quoique.

Coup de rabot sur les prestations sociales

Dans le même temps, le gouvernement a prévu de baisser de 3.000 euros par an le montant maximal des prestations sociales versées aux familles, à 23.000 livres (soit 32.500 euros). Les Conservateurs veulent réduire les prestations sociales de 12 milliards de livres par an. Lors de sa première législature, ils ont déjà coupé de 20 milliards de livres par an sur les aides sociales.

Dans le viseur de Bruxelles

Le Premier ministre, David Cameron, et Georges Osbourne, numéro 2 du gouvernement, reconduit à la tête des Finances, ont promis que l'Etat britannique réussirait à dégager un excédent dès l'année budgétaire d'avril 2018 à mars 2019.

Il faut dire qu'il y a quelques jours seulement, la Commission Européenne a rappelé au pays que ses efforts pour réduire son déficit public avaient été insuffisants.

Le Trésor britannique avait alors rétorqué à Bruxelles que le Royaume-Uni avait « accompli des progrès significatifs » en la matière:

« Le déficit a été divisé par deux depuis son pic, tandis que la croissance du pays a dépassé celle de toutes les autres grandes économies européennes l'an passé. »

Le déficit public a atteint 5,2% du PIB lors de l'exercice budgétaire 2014-2015. Pour rappel, en 2010, à l'arrivée des Conservateurs au pouvoir, le déficit se chiffrait à presque 11% du PIB.

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Commentaires
a écrit le 29/05/2015 à 20:44 :
la prévision de mes impôts laisse apparaître qu'ils encore augmentés fortement , merci Hollande .
a écrit le 28/05/2015 à 9:09 :
Hier, je vous ai laissé une sérieuse analyse sur l'importance du rôle de la Grande Bretagne en Europe, à côté des États-Unis, et pourtant aujourd'hui je remarque que celle-ci a été bel et bien "modérée". Les raisons pour cela ? je les ignore. Du fait que je souligne l'importance d'avoir un cerveau anglo-saxon pour équilibrer les décisions prises à Bruxelles ? si c'était le cas, alors nous nous trouvons, après l'étalage d'une russophobie éclatante, devant une anglophobie voilée en toute la presse parisienne. Et dans ce état de choses (la censure) plus la peine pour moi de revenir à ce forum. Salutations cordiales, quand-même.

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