Hausse des taux d'intérêt : Emmanuel Macron sous la pression de la dette

Fanny Guinochet
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Emmanuel s'exprimait devant 250 maires de villes touchées par les émeutes.
POOL

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C'est exactement comme pour les particuliers. Après des années d'argent magique, emprunter devient coûteux. Les taux d'emprunt à dix ans auxquels la France se finance sont remontés bien plus vite que ne le prévoyait le gouvernement. Ils ont dépassé les 3% en fin d'année dernière. Et aujourd'hui encore, ils oscillent autour de 3%. Bercy table sur un taux qui se rapproche de 3,4% dans la seconde partie de l'année.
Il n'empêche, cette progression amène le gouvernement à revoir ses prévisions. Le ministère de l'Economie tablait dans sa dernière loi de programmation des finances publiques, sur une charge de la dette estimée à 60,6 milliards d'euros, fin 2027. Ses nouvelles estimations seraient plutôt au-delà de 70 milliards d'euros à la même échéance... Soit un delta supplémentaire d'au moins 10 milliards d'euros. Voire plus.
« C'est simple : un point d'intérêt en plus sur la dette française, à horizon 2027, c'est quinze milliards d'euros de charge supplémentaire sur la dette publique », a expliqué, ce matin, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie.
Surtout, ces nouveaux taux d'intérêt alourdissent la facture à mesure que l'ancienne dette, - qui ne coûtait presque rien-, est remboursée, et remplacée par une dette contractée à des conditions très onéreuses.
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Résultat : la charge de la dette, selon la comptabilité de Maastricht, devrait passer de presque 42 milliards d'euros l'an dernier à 70 milliards à horizon 2027. Soit 30 milliards d'euros de dépenses en plus pour l'Etat.
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Fanny Guinochet