Après l'installation de la base aérienne de sécurité civile (BASC) de Nîmes-Garons en mars 2017, Nîmes Métropole Agglomération franchit un nouveau cap dans une stratégie de rayonnement international sur ce sujet en accueillant du 16 au 20 octobre, sur cette même base, deux congrès de niveau mondial organisé par le Britannique Tangent Link : l'Aerial Fire Fighting (AFF) et le Search and Rescue. Les deux opérations devraient attirer plus de 600 exposants et professionnels, venus de 36 pays.
En effet, l'Agglo nîmoise vient de décrocher l'organisation de l'AFF, événement bisannuel, en alternance avec Sacramento (États-Unis). Sur cette édition 2017, elle a mobilisé 24 acteurs de la filière locale de sécurité civile sur un stand baptisé "French Civil Protection Cluster" pour faciliter les contacts BtoB, en conjonction avec les agences régionales Madeeli et Transferts, et sa propre agence Openîmes.
Pour appuyer ce propos, Nîmes Métropole a diffusé un film qui présente les contours que pourrait prendre, sur ce site, une base de niveau européen en sécurité civile. Le projet est encore à l'étude en quasi-totalité, même si quelques pistes sont enclenchées (voir ci-dessous) et même si des discussions sont en cours avec des structures satellites de l'Europe sur ce sujet.
Ainsi, un projet de 650 ha est évoqué par l'Agglo nîmoise, qui intégrerait d'une part le centre de commandement des unités aériennes, avec les groupements d'avions (30 appareils, dont les Canadairs de la BASC) et d'hélicoptères de recherche et sauvetage (35 appareils). Ils pourraient être complétés par des unités dédiées aux drones.
D'autre part, un centre de recherche serait dédié à l'accueil de plates-formes technologiques. L'une d'elles est le simulateur pour l'entrainement aux opérations aériennes de secours (SECOAS), inauguré en même temps que la BASC, et porté par l'Entente-Valabre, qui réunit 14 départements.
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D'autres projets de plates-formes sont en cours, dédiés à l'entraînement au tir des bombardiers d'eau, à l'utilisation de robots et de drones en zones critiques, au déploiement de la logistique de crise. D'autres encore sont imaginés autour de sujets tels que la sécurisation des intervenants, le transport aérien médicalisé, l'entraînement aux atterrissages périlleux, etc.
En effet, le projet de pôle européen imaginé par Nîmes Métropole inclurait également un business park de 200 ha, avec notamment un incubateur-accélérateur (1 200 m2) pour start-ups et laboratoires, un centre de rencontres international (dont un amphithéâtre de 400 places) et un pôle hôtellerie-restauration. L'ambition ultime ? "Attirer l'installation d'une future agence européenne d'aide humanitaire et de sécurité civile", évoque Yvan Lachaud.
À nouveau, ces projets ne sont qu'à l'état d'ébauche pour la plupart. L'Agglo indique néanmoins que "des contacts très avancés" sont noués pour qu'une dizaine d'entreprises viennent s'installer, à terme. Sur le volet formation, ce travail porte déjà ses fruits : après le démarrage d'une formation niveau bac et bac pro en septembre 2017, un projet de licence professionnelle est en cours d'évaluation avec l'IUT, et une nouvelle formation sur les drones est évoquée avec les acteurs de la filière.
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À noter que ces projets semblent être bien perçus par la Commission européenne. Présent à l'ouverture de l'AFF, Christos Stylianides, le commissaire européen à l'aide humanitaire et à la gestion des crises, a rappelé que la Commission encourage "les échanges de solution entre acteurs de la sécurité civile", et pourrait faire des annonces en ce sens à l'été 2018.
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