L'Insee confirme la forte dépendance des entreprises de la supply chain aéronautique à leur marché
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Plus d'un millier de chefs d'entreprise du Grand Sud-Ouest, travaillant pour la chaîne d'approvisionnement de la filière aéronautique et spatiale ont répondu au questionnaire de l'Insee en 2013. Et le constat est clair. Les commandes aéronautiques et spatiales, en 2012, représentent 81 % de leur chiffre d'affaires total. Une entreprise sur quatre est même entièrement dédiée à ce secteur et ne réalise son chiffre d'affaires que dans ce domaine, et une entreprise sur deux y est liée à plus de 80 %. "On peut remarquer que ce sont les sociétés de plus de 250 salariés qui sont les plus dépendantes, tant dans l'ingénierie que dans l'industrie", souligne Bertrand Ballet, chef de la division Conjoncture de l'Insee Midi-Pyrénées.
À la recherche de nouveaux clients
Malgré le savoir-faire pointu des entreprises, très peu de place est faite à la R&D. Les carnets de commandes étant plein, les entreprises ne prennent pas ou peu de temps pour développer leur stratégie de développement. Les entrepreneurs sont plus attachés à la recherche de nouveaux clients dans la même filière ou dans une filière différente que par le développement de nouveaux produits. Les chefs d'entreprises ont des "préoccupations qui sont plus orientées vers les clients existants, la recherche de nouveaux clients, dans le même secteur d'activité mais dans de nouvelles zones géographiques", détaille Jean-Philippe Grouthier, directeur régional de l'Insee.
Autre événement à noter, entre 2008 et 2012, la part des commandes provenant du Grand Sud-Ouest a diminué et une part plus grande a été attribuée au reste de la France mais également de l'étranger. Si l'on regarde dans le détail, on s'aperçoit alors que ce sont les entreprises spécialisées dans la réalisation de systèmes embarqués qui ont le plus tendance à se développer à l'international. De même, quand on s'attarde plus particulièrement sur le sujet de la recherche de nouveaux clients, on constate que celle-ci s'accentue pour les sociétés d'ingénierie, en dehors du secteur aéronautique et spatial, mais qu'à l'inverse, elle diminue chez les industriels.
Émilie Lauria
©photo Rémi Benoit
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