1.700 milliards d'euros : le trésor du fonds souverain norvégien déborde
latribune.fr

La valeur du fonds avait dépassé les 10.000 milliards de couronnes en 2019 et elle a donc doublé en cinq ans.
Alex Smith - Reuters
latribune.fr

La valeur du fonds avait dépassé les 10.000 milliards de couronnes en 2019 et elle a donc doublé en cinq ans.
Alex Smith - Reuters
Le chiffre a de quoi donner sérieusement le tournis : 20.000 milliards de couronnes. Ce vendredi 6 décembre, vers 16 heures à Paris, un nouveau cap symbolique a été franchi par le fonds souverain de la Norvège. Sa valeur atteint désormais 1.700 milliards d'euros, une première dans l'Histoire. A titre de comparaison, la dette de l'Espagne s'est établie à 1.623 milliards euros en août. Recueillant les revenus pétroliers de l'Etat norvégien, le fonds est censé faire fructifier la richesse nationale. Objectif, financer les dépenses du généreux Etat-providence quand les gisements d'hydrocarbures du pays seront taris.
Formellement créé en 1990, il avait été abondé pour la première fois en 1996, avec un modeste chèque de 1,981 milliard de couronnes. Sa valeur avait dépassé les 10.000 milliards de couronnes en 2019. Elle a désormais doublé en cinq ans. Aujourd'hui, elle équivaut à une somme de 3,6 millions de couronnes pour chacune des 5,6 millions de personnes, enfants inclus, qui vivent en Norvège.
Le fonds est essentiellement investi en actions. Elles représentent un peu plus de 70% des actifs. Avec des parts dans près de 8.800 entreprises à travers le monde, le fonds souverain norvégien apparaît comme le plus gros investisseur individuel de la planète, contrôlant à lui seul 1,5% de chaque entreprise cotée.
Parmi eux figurent des géants du secteur de la tech, comme Apple, Microsoft ou Samsung, ou de l'agro-alimentaire tel que Nestlé. Il possède aussi un gros portefeuille d'obligations (27% de ses actifs), ainsi que des placements immobiliers et des parts dans des projets d'énergies renouvelables non cotés.
Il est aussi connu pour sa gestion qui inclut un volet éthique et politique. Ainsi, en décembre, il s'est désengagé de deux groupes pour ces raisons, a indiqué mardi soir la Banque centrale du pays. D'une part, du groupe de télécoms israélien Bezeq, accusé de fournir ses services aux colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, illégales au regard du droit international. En parallèle, le fonds s'est aussi retiré d'Evraz, sidérurgiste russe coté à Londres. Motif : fourniture d'acier à l'industrie de défense russe. Ce qui facilite « la guerre d'agression illégale menée par la Russie contre l'Ukraine », pointe le Conseil d'éthique.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Ce n'est pas la première fois que le fonds souverain de Norvège se désengage d'entreprises. Depuis 2004, il est soumis à de très strictes - et nombreuses - règles d'éthique. Celles-ci lui interdisent notamment certains investissements et l'obligent à la transparence pour ceux réalisés. Ainsi, depuis cette date, il s'est désengagé de nombreuses entreprises impliquées dans la fabrication de mines anti-personnel, de tabac, mais aussi d'armes nucléaires. Notamment du géant français Safran en 2006.
(Avec AFP)
latribune.fr
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump