A peine un mois après l'annonce de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a publié une tribune très critique dans l'édition du Guardian datée du 3 juillet sur la décision du président américain :
D'après le célèbre économiste, la décision du milliardaire est "difficile à justifier" sur le plan économique, notamment au niveau du marché du travail et des créations d'emplois.
Pour alimenter son argumentaire, l'expert s'est appuyé sur un rapport publié à la fin du mois de mai dernier sur le prix des émissions carbones, soutenu par la Banque mondiale et le ministère de la Transition écologique. Le document rappelle que :
L'universitaire rappelle néanmoins que "de nombreux états fédérés et entreprises ont annoncé qu'ils allaient poursuivre leurs engagements, et peut-être dans le futur, allaient compenser, les échecs de certaines décisions".
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La tribune de Joseph Stiglitz rejoint ainsi celle publiée il y a quelques jours par trois économistes français dans le journal Le Monde. Dans ce document, Michel Aglietta, Etienne Espagne et Baptiste Perrissin Fabert expliquent que cette décision signifie surtout l'entrée "dans une nouvelle ère d'incertitude économique et financière".
Les universitaires français vont ainsi dans le même sens que l'économiste américain :
À la suite de l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris, de nombreux acteurs du monde politique et économique américain ont uni leur force dans une lettre ouverte pour déclarer qu'ils "supporteront l'action pour le climat à travers l'Accord de Paris."
Dans cette missive signée par plus de 1.200 organisations et envoyée aux Nations-unies, le milliardaire et ancien maire de New-York Michael Bloomberg a voulu rappeler que de nombreux acteurs étaient prêts à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Parmi les signataires, figurent 125 villes, neuf états fédérés, 902 entreprises et 193 universités. Les villes et États participants représentent 120 millions d'Américains et pèsent 6.200 milliards de dollars dans le PIB américain (environ le tiers). La liste comprend aussi bien des métropoles comme New-York, Los Angeles et Houston que des villes plus petites comme Pittsburgh (Pennsylvanie) ou Dubuque (Iowa).
Du côté du secteur privé, les entreprises et les investisseurs signataires affichent un revenu annuel global de 1.400 milliards de dollars d'après le communiqué. Là encore, des entreprises de toutes les tailles ont décidé d'unir leur force en faveur du climat. Sur la liste, apparaissent des firmes comme Apple, eBay, Google, Intel, Microsoft, Nike et des centaines de plus petites entreprises.
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