Aléna : trois choses à savoir sur les discussions entre Etats-Unis, Mexique et Canada

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Alors candidat à la Maison-Blanche, Donald Trump avait qualifié l'Accord de libre-échange nord-américain de pire accord de l'histoire et avait menacé de le quitter.
Alors candidat à la Maison-Blanche, Donald Trump avait qualifié l'Accord de libre-échange nord-américain de "pire accord" de l'histoire et avait menacé de le quitter. (Crédits : REUTERS/Jose Luis Gonzalez.)
Les représentants des trois pays se sont réunis ce mercredi à Washington pour entamer le premier round des discussions sur la renégociation de cet accord de libre-échange. Accusant un déficit commercial toujours plus grand avec le Mexique, les Etats-Unis veulent revoir les termes du traité en leur faveur.

Les Etats-Unis, le Canada et le Mexique entament ce mercredi à Washington le premier round des discussions visant à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna). "Il était temps", a commenté le président américain Donald Trump lundi. Alors candidat à la Maison-Blanche, il avait qualifié ce traité de libre-échange signé en 1994 de "pire accord" de l'Histoire et menacé de le quitter. Il s'est finalement ravisé et a engagé avec ses partenaires ce processus de renégociation. La Tribune revient sur les principaux éléments de ces discussions.

■ Trois rounds

Ces renégociations vont se dérouler en trois rounds. Le premier a donc lieu à Washington à partir de ce mercredi et se terminera dimanche. Les prochaines rencontres se dérouleront au Mexique à partir du 5 septembre. Enfin, ce sera au tour du Canada de recevoir ses partenaires, mais la date n'a pas encore été communiquée.

Les discussions de cette semaine sont dirigées par le représentant au Commerce américain Robert Lighthizer, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland et le ministre mexicain de l'Economie, Ildefonso Guajardo. Malgré les nombreux points de divergences, les Américains comptent aller vite. "Nous avons un agenda très agressif pour cette négociation", a indiqué le responsable américain.

■ Rééquilibrer les échanges américano-mexicains

Donald Trump a initié cette renégociation à cause du déficit commercial des Etats-Unis avec le Mexique. Depuis la signature du traité, la balance commerciale américaine avec son voisin du Sud est passée d'un excédent de 1,6 milliard de dollars à un déficit de 64 milliards de dollars. Le président américain estime que l'Aléna favorise les délocalisations au Mexique, coûtant des milliers d'emplois aux Etats-Unis.

Donald Trump a multiplié les attaques envers le Mexique depuis son élection. Son projet de construction d'un mur sur la frontière entre les deux pays, afin de freiner selon lui l'immigration et le trafic de drogue, a rapidement dégradé les relations avec son homologue mexicain, le président Enrique Pena Nieto. Le résident de la Maison-Blanche attend tout de même un rééquilibrage des relations commerciales et menace de ne plus reconnaître l'accord si la renégociation ne tourne pas à l'avantage de son pays.

Avec le Canada, à la fois plus grand client et plus grand fournisseur d'énergie des Etats-Unis, le débat devrait être plus apaisé. Les échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont doublé sous l'Aléna, restent globalement équilibrés.

| Lire aussi Que cherche Donald Trump en provoquant le Mexique ?

■ La révision du "chapitre 19"

Un point de cristallisation sera sans doute la révision du mécanisme de règlement des litiges commerciaux, connu sous le nom de "chapitre 19", qui permet d'arbitrer les différends en matière de droits compensateurs et de dumping.

Les Etats-Unis entendent supprimer ce dispositif qui, jusqu'à présent, a été favorable au Canada sur le contentieux du bois de construction. Ce litige a connu de nombreux rebondissements depuis 1983, les producteurs américains accusant leurs homologues canadiens d'exporter ce bois aux Etats-Unis à un prix de dumping, c'est-à-dire inférieur aux coûts de production. Les Canadiens souhaitent le conserver et espère bénéficier du soutien du Mexique sur ce point.

> Lire aussi Aléna : ce que les Etats-Unis veulent renégocier avec le Mexique et le Canada

(Avec agences)

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a écrit le 17/08/2017 à 1:47 :
Le président américain n'est pas exempt de défaut mais lui, au moins, il ne fait pas semblant de s'occuper de son pays. Voir cet article dans Dreuz.info intitulé : " En tous cas Kim Jong-un a baissé son froc et s’est couché devant les menaces de Trump : conflit nucléaire évité, merci Trump !".
a écrit le 16/08/2017 à 19:30 :
Nous sommes à peu près dans la même situation en europe avec des pays de l'ouest qui sont touchés par le dumping social imposé par les pays comme la pologne et la roumanie faisant que les salariés français se retrouvent directement concurrencés par des salariés payés 400 euros par mois.

Nous sommes dans des abus évidents et le fait que l'oligarchie américaine aie laissé gagner un fasciste mais qui en effet montre qu'il se préoccupe de ses habitants est vraiment inquiétant le peuple américain pouvant se dire que ben tant pis, même si c'est un fasciste au moins il s'occupe d'eux et on sait ce que ce type de raisonnement a donné par le passé.
Réponse de le 17/08/2017 à 2:07 :
@Citoyen blasé: le fascisme, c'est la forme suprême du socialisme disait Benito. Alors, sauf à ne pas savoir de quoi tu parles, je doute et suis même certain que Donald n'a rien à voir avec les collectivistes définis par Friedrich Hayek comme étant les socialistes, les communistes et les fascistes. Mais comme tu parles couramment allemand, tu pourras facilement vérifier, faute de quoi, je te conseille "The Road to Serfdom" :-)
Réponse de le 17/08/2017 à 10:32 :
"@Citoyen blasé: le fascisme, c'est la forme suprême du socialisme disait Benito."

Vous vous référez aux paroles d'un dictateur fasciste, c'est bien mais c'est votre choix forcément subjectif, votre tendance naturelle je n'y peux rien chacun son karma.

Arrêtez de troller vous discréditez vos longs et nombreux commentaires.

Ou bien ça y est vous vous êtes rendu compte que plus personne ne vous lisait et du coup je vais devoir subir votre médiocrité, misère.
Réponse de le 17/08/2017 à 12:08 :
"@Citoyen blasé: le fascisme, c'est la forme suprême du socialisme disait Benito."

Vous rendez vous compte que votre seul argument c'est la citation d'un dictateur fasciste ?

Mon pauvre vieux quel mauvais karma vous avez vous hein...

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