Allemagne : le casse-tête chinois de Scholz
Hélène Kohl, correspondante à Berlin
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Olaf Scholz et le Premier ministre chinois, Li Keqiang, à Pékin le 4 novembre 2022.
LTD / Kay Nietfeld/Pool via REUTERS
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Olaf Scholz et le Premier ministre chinois, Li Keqiang, à Pékin le 4 novembre 2022.
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Bis repetita Angela. Avec la Chine, Olaf Scholz marcherait-il dans les pas de Merkel ? Durant ses quatre mandats de chancelière, l'ancienne dirigeante s'est rendue douze fois en République populaire. En deux ans et demi, son successeur a déjà fait deux fois le voyage. Il est arrivé hier et ne repartira que mardi. Il n'est jamais resté aussi longtemps dans un pays étranger.
Aujourd'hui, le chancelier commence par visiter Chongqing, dans le centre de la Chine, gare de départ de la plus importante liaison ferroviaire vers l'Europe. Chaque semaine, plus de 60 trains de marchandises partent vers Duisburg, dans la Ruhr. Curieux agenda pour le chef d'un gouvernement qui a mis le De-Risking au centre de sa China-Strategie. Le texte élaboré par plusieurs ministères fédéraux allemands a été publié l'été dernier. Noir sur blanc, on y lit que l'Allemagne doit poursuivre « urgemment » une stratégie visant à réduire le risque d'une trop grande dépendance à la Chine. Le traumatisme de l'addiction énergétique à la Russie, dont il a fallu se sevrer en quelques mois, est encore vif. En 2023, le PIB a reculé de 0,3 %. Pour cette année, les prévisionnistes tablent sur une croissance quasi nulle, autour de 0,2 %.
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Selon un sondage mené par la chambre allemande de commerce international, une entreprise allemande sur deux a commencé à prendre des mesures pour limiter l'imbrication chinoise. L'an dernier, les échanges se sont aussi contractés (-19 % pour les importations, -8 % pour les exportations). Mais le nombre de biens pour lesquels l'Allemagne est en situation de grande dépendance vis-à-vis des Chinois ne baisse pas. Des filières entières de l'économie allemande ne survivraient pas si Berlin coupait les liens avec Pékin, son premier partenaire commercial.
Hélène Kohl, correspondante à Berlin