Allemagne : Olaf Scholz à la peine, l’extrême droite en embuscade
David Philippot correspondant à Berlin
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Olaf Scholz
© Patrick Pleul/dpa via Reuters
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Une crise chasse l'autre à Berlin. L'impasse budgétaire des dernières semaines de 2023, dont la majorité d'Olaf Scholz s'est tirée poussivement, a semé le doute dans les rangs des partenaires de la coalition. Quitter le navire pour sauver la face ? L'idée a circulé chez les libéraux comme chez les Verts. « On a une alliance de trois partis qui gouvernent ensemble alors que rien ne les rapproche, et qui, eux-mêmes, au fond, ne veulent pas de cet attelage », égratigne un ténor de l'opposition. Finalement, on s'est entendus sur une pauvre réalité : mieux vaut subir de mauvais sondages qu'un score désastreux lors d'élections anticipées.
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Mais le mécontentement qui monte des provinces montre que « la situation est sérieuse », note le professeur Andreas Wüst, politologue à l'université de Munich. D'ici aux élections européennes de juin et surtout aux trois scrutins régionaux dans l'Est en septembre, « le gouvernement a encore le temps d'améliorer sa communication », pense-t-il : « Certains ministres s'en sortent mieux mais le chancelier, c'est Scholz ! Et là, il n'y a aucun signe de changement prochain. » Selon le baromètre politique de la ZDF publié ce vendredi, 67 % des sondés trouvent qu'Olaf Scholz fait mal son travail. « Il manque tellement d'empathie ! Il est incapable de s'adapter face aux événements », déplore une agricultrice qui manifestait cette semaine à Berlin. Sa région a été victime de fortes inondations fin décembre mais il a fallu plusieurs jours avant que le chancelier ne chausse les bottes, raconte-t-elle.
David Philippot correspondant à Berlin