Année folle ou année molle  ? Quels seront les « cygnes noirs » de 2020  ?

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(Crédits : Reuters)
ANALYSE. 2020 sera-t-elle une année de crise comme 2008 ? Si les prémices d’un accord entre les États-Unis et la Chine, le succès de Boris Johnson aux élections législatives britanniques réduisent les incertitudes, nombre de points chauds à travers le monde sont susceptibles d’enrayer la machine économique.

Quels événements a priori imprévisibles mais aux conséquences systémiques sur l'économie mondiale, ce que Nassim Nicholas Taleb a popularisé sous le concept de « cygnes noirs » dans son best-seller (Le Cygne noir, éd. Les Belles Lettres), pourraient surgir l'année prochaine ? Il y a d'abord le contexte : l'économie mondiale ralentit.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit désormais 3 % de croissance en 2019, « son rythme le plus lent depuis la crise financière mondiale », souligne Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI, qui précise qu'il s'agit « d'un ralentissement synchronisé ». Autrement dit, les économies émergentes ne prendront pas le relais des économies développées, l'économie mondiale est bien en train de s'unifier. Même si l'institution prévoit 3,4 % en  2020, l'horizon est loin d'être dégagé. Ce ralentissement de l'activité mondiale est davantage dû à des surcapacités, à l'exemple du secteur automobile, et à un endettement élevé des États, mais aussi des entreprises et des ménages. Il est donc possible que le monde soit entré dans une phase de stagnation économique, à l'exemple du Japon, car, comme le souligne l'économiste espagnol Daniel Lacalle, « avoir des taux bas et augmenter la masse monétaire ne fait que rendre l'économie moins dynamique, plus stagnante », avec « son lot d'entreprises zombies, qui ne vivent que du soutien public et de l'argent facile ». Les marchés sont au plus haut, mais cela ne veut pas forcément dire que la crise financière est pour demain. Mais après-demain ? Dans un tel contexte de tensions mondiales, où sont les fragilités ? 2020, année folle, ou année molle.

Hong Kong, le grain de sable de la Chine

Les interrogations vont bon train sur la Chine. Son économie connaît un ralentissement continu ces dernières années avec désormais un taux qui va passer sous les 6 %. Le dynamisme du pays s'est construit sur une montagne de dettes. Selon l'Institut de la finance internationale, « le montant total des dettes des entreprises, des ménages et de l'État équivalait à 303 % du PIB, soit 40. 000 milliards de dollars », au premier trimestre de 2019. Si les autorités arrivent à gérer ce problème, notamment en maîtrisant la bulle...

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Commentaires
a écrit le 29/12/2019 à 12:14 :
Le problème est que l'on exclus "l'adaptation" pour aller vers "des réformes" préétablies sensés résoudre les problèmes! Seul la recherche de l'uniformisation, semblable a une "recherche d'économie d'échelle", est dans "le viseur"!
Donc on agira sur les conséquences pour mieux nier les causes!
a écrit le 29/12/2019 à 11:28 :
Bonjour ,

La danse des Cygnes noirs ?
Concept romantique.., pour un contexte peu romantique....
2020 année économique de désillusion pour beaucoup à travers le monde .
Nous nous dirigeons vers une grande impasse économique mondiale , les économies comptent sur la courbe virtuelle d’évolution de l’ITeCh ;
Qui va également ralentir , l’espoir est une vertu qui fleurie avec le «  concept de liberté générale « 

Cette oppression d’une part et d’autre sur nos libertés d’expression , d’être, d’avoir , de savoir nous fait penser :
«  est ce que ce monde économique est plus communiste que démocratique « ?

Bonne année à tous et toutes 🤞
Réponse de le 29/12/2019 à 11:55 :
gouverner a l encontre des peuples mène au chaos
a écrit le 28/12/2019 à 22:18 :
20 années molles en France, le CAC40 a perdu 4%, folles aux US, le DJIA a gagné 149% soit 4,7% par an en moyenne.
a écrit le 28/12/2019 à 13:00 :
la rue .

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