Un monde au bord de la récession... ou à l’aube d’un renouveau
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Le porte-conteneurs "Hamburg Express" au port de Hambourg.
Reuters/Morris MacMatzen
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Le porte-conteneurs "Hamburg Express" au port de Hambourg.
Reuters/Morris MacMatzen
L'année 2019 avait commencé par des craintes de récession. 2020 devrait démarrer sur un horizon encore assombri. Si certains économistes estiment que le pire est derrière nous, les risques sont toujours aussi nombreux, alertent les institutions internationales. Le long essoufflement de l'activité mondiale pourrait aggraver les crispations commerciales et technologiques, alimenter encore les populismes et creuser les inégalités sociales.
Plus de dix ans après la chute de Lehman Brothers, l'économie internationale se trouve au début d'une nouvelle ère, celle de la fin de l'expansion des échanges marchands et de l'industrialisation à outrance des pays émergents. Pour William De Vijlder, directeur de la recherche économique chez BNP Paribas, l'année 2020, au vu des derniers indicateurs macroéconomiques, devrait être marquée par « des risques plus équilibrés, de la stabilité et de la visibilité. [...] Ce n'est pas un environnement où l'on s'inquiète d'une remontée des taux même s'il y a beaucoup de messages brouillés. »
L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a fait exploser le consensus économique autour du libre-échange même si la présidentielle de 2020 pourrait changer la donne. En Europe, le divorce entre le Royaume-Uni et l'UE doit se concrétiser le 31 janvier après des années de tergiversations et de déchirements autour du Brexit. À partir de cette date fatidique, un nouveau front doit s'ouvrir pour les Européens, celui des discussions, qui s'annoncent complexes, en vue d'un accord commercial avec le Royaume-Uni. À cela s'ajoute l'urgence climatique qui oblige les États et les entreprises à s'engager dans des stratégies plus respectueuses de l'environnement.
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L'activité planétaire a fortement marqué le pas entre 2018 et 2019 passant d'une croissance de 3,5 % à 2,9 %. Selon les prévisionnistes de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la hausse du PIB mondial devrait se maintenir à 2,9 % en 2020, soit son niveau le plus faible depuis la grande crise de 2008. Les résultats communiqués par l'institution basée à Paris illustrent un ralentissement qui touche quasiment tous les pays cette année. « Les tensions autour de la politique commerciale, qui n'ont cessé de se raviver depuis le mois de mai, heurtent de plus en plus la confiance et l'investissement, accentuant les incertitudes liées à l'action publique. Les conditions favorables sur les marchés du travail vont continuer de soutenir le s revenus des ménages et les dépenses de consommation, au moins à court terme, mais les données issues des enquêtes laissent présager un fléchissement », signalent les conjoncturistes.