Attaque américaine contre l'Iran : les principales réactions internationales
latribune.fr
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exhorté « toutes les parties à faire un pas en arrière » et à « revenir à la table des négociations ».
Johanna Geron
Les États-Unis ont frappé dimanche plusieurs installations nucléaires iraniennes, rejoignant Israël dans sa guerre ouverte contre la République islamique. Cette offensive, qualifiée de « tournant historique » par Benjamin Netanyahu, a suscité une avalanche de réactions sur la scène internationale.
- Iran : « Conséquences éternelles »
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a fustigé un « comportement extrêmement dangereux, anarchique et criminel » de la part des États-Unis, avertissant qu'il y aurait des « conséquences éternelles ». L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a parlé d'un « acte barbare » et assuré que le pays poursuivrait ses ambitions nucléaires « malgré les complots maléfiques ».
- Israël : « Promesse tenue » et « tournant historique » Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué une « décision audacieuse » du président Trump, estimant que l'attaque pouvait « conduire le Moyen-Orient vers un avenir de prospérité et de paix ». Il a une nouvelle fois prôné « la paix par la force ».
- ONU :« Dangereuse escalade »
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé une « dangereuse escalade » dans une région déjà à vif, y voyant « une menace directe à la paix et à la sécurité mondiales ».
- Union européenne : appel à la retenue
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a exhorté « toutes les parties à faire un pas en arrière » et à « revenir à la table des négociations ». Elle a rappelé que « l'Iran ne doit pas développer l'arme nucléaire », annonçant une réunion des ministres des Affaires étrangères lundi.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que « l'Iran ne doit jamais être autorisé à développer une arme nucléaire », tout en appelant lui aussi à la reprise du dialogue. Il a insisté sur l'importance de « la stabilité régionale ».
- Démocrates américains : « Une guerre potentiellement désastreuse »
Hakeem Jeffries, chef de file démocrate à la Chambre des représentants, a critiqué la décision de Donald Trump : « Il n'a pas cherché l'autorisation du Congrès » et « engage les États-Unis dans une guerre potentiellement désastreuse ».
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- Arabie saoudite : « Grande préoccupation »
Riyad a exprimé sa « grande préoccupation » face à cette attaque et aux risques de déstabilisation dans la région, sans pour autant condamner explicitement l'action américaine.
- Oman : médiation compromise
Oman, médiateur traditionnel entre Téhéran et Washington, a dénoncé une « agression illégale » et appelé à une « désescalade immédiate ». Le Sultanat redoute une « extension de la guerre ».
- Irak : avertissement contre « l'instabilité régionale »
Bagdad a dénoncé une « escalade militaire » et exhorté à la diplomatie, mettant en garde contre les effets déstabilisateurs pour tout le Moyen-Orient.
- Rebelles Houthis : « Déclaration de guerre »
Les Houthis, soutenus par Téhéran, ont qualifié les frappes américaines de « déclaration de guerre » et menacé de viser des navires américains en mer Rouge.
Le Hamas a dénoncé « une agression criminelle » et un « exemple flagrant de l'imposition de l'hégémonie par la force », promettant de poursuivre la résistance aux côtés de ses alliés régionaux.