La guerre contre l'Iran ne profite pas à Benjamin Nethanyahou
Nathalie Hamou
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Un bâtiment au lendemain d'une frappe de l'Iran à Ramat Gan en Israël.
LTD / JOHN WESSELS / AFP
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Un bâtiment au lendemain d'une frappe de l'Iran à Ramat Gan en Israël.
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Une immense fumée noire s'élève au-dessus de l'hôpital Soroka de Beer-Sheva. Noam Terespolsky, étudiante en psychologie à l'université Ben-Gourion, n'est pas près d'oublier cette image. Ce jeudi 19 juin, à 7 heures du matin, un missile iranien s'est abattu sur le principal centre médical du Néguev, à quelques minutes de son appartement. Sans faire de victimes. « Par miracle, le département touché avait évacué ses patients au sous-sol quelques heures avant le tir balistique, soupire la jeune femme, les traits tirés. Nous sommes rodés ici, mais au bout d'une semaine d'alertes incessantes, l'épuisement nous gagne. »
Comme de nombreux Israéliens, Noam s'est empressée de regarder l'édition spéciale « guerre d'Iran » de l'émission de télévision satirique Eretz Nehederet (« un pays merveilleux »), diffusée sur la chaîne 12 le même soir en prime time. Une séquence mettant en scène la cohabitation dans l'abri anti-bombes d'un immeuble, peuplé de chiens, de bobos et de clochards, a réussi à la dérider.
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À une centaine de kilomètres de là, nombre d'habitants de Tel-Aviv, en l'absence d'abris sécurisés dans leurs habitations, ont commencé à passer la nuit dans des refuges publics, dormant sous des tentes dans les stations de tramway, les parkings souterrains de centres commerciaux ou de gares. Depuis le lancement de l'opération Rising Lion, plus de 520 missiles iraniens ont été tirés sur l'État hébreu. Une cinquantaine ont atteint leur cible, faisant 25 victimes, plus de 1.200 blessés, 8. 000 évacués, des dégâts matériels importants.
Nathalie Hamou