Israël-Iran : la guerre d’usure
Antoine Malo
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En plein affrontement entre l'Iran et Israël, les civils vivent leur quotidien sous les bombes.
LTD/Fatemeh Bahrami / Anadolu via AFP
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En plein affrontement entre l'Iran et Israël, les civils vivent leur quotidien sous les bombes.
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Est-ce le signe que les États-Unis s'apprêtent à rejoindre Israël dans sa guerre contre l'Iran ou juste une pression supplémentaire sur le régime des mollahs ? Hier matin, plusieurs bombardiers B-2 - jusqu'à six, affirme Fox News - ont décollé de la base de Whiteman dans le Missouri. Leur destination ? La base de Guam, aux confins du Pacifique et de la mer des Philippines, affirment les médias américains.
Le message envoyé à Téhéran est clair : ces bombardiers font partie des appareils à pouvoir larguer les GBU-457, ces méga-bombes de plus de 13 tonnes que possèdent les Américains. C'est celles que Tel-Aviv réclame à Washington pour frapper Fordo, ce site nucléaire à 150 kilomètres au sud de Téhéran, enfoui profondément sous terre.
La Maison-Blanche n'a pas fait de commentaires. Mais ces derniers jours, elle n'a cessé d'envoyer des signaux contradictoires, évoquant à la fois un engagement quasi certain dans le conflit et une ouverture à des négociations avec Téhéran. Ce brouillard communicationnel et les quinze jours de réflexion décrétés par Donald Trump ont ceci d'utile qu'ils permettent à chacun de l'interpréter à sa manière.
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Si les Israéliens sont persuadés qu'il est le prélude d'un futur ralliement américain à leur cause, les Européens, eux, préfèrent y décerner une chance laissée à la diplomatie. Après une rencontre vendredi à Genève entre le ministre des Affaires étrangères iranien et ses homologues français, britannique et allemand, Emmanuel Macron s'est entretenu hier avec le président iranien, Masoud Pezeshkian. « Nous devons accélérer les négociations », a soutenu le chef de l'État français à l'issue du coup de fil.
Antoine Malo