Au Congrès américain, Macron veut "réinventer le monde libre" avec Trump
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Emmanuel Macron devant le Congrès américain
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Emmanuel Macron devant le Congrès américain
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Emmanuel Macron a sorti les griffes. Au dernier jour de sa visite d'État à Washington, le président français a présenté, dans un anglais "fluent", sa vision du monde devant le Congrès américain. Dans un discours solennel, très politique, il a appelé les sénateurs et les représentants américains à préserver le multilatéralisme à l'heure où Donald Trump pourrait prendre des décisions unilatérales sur l'Iran et le commerce, au grand dam de ses partenaires internationaux.
En outre, son plaidoyer en faveur de la protection de l'environnement - thème qui n'a pas été abordé lors du tête-à-tête entre les deux chefs d'État mardi-, a provoqué une certaine émulation côté démocrates.
Plus tard dans la journée, il s'est également exprimé, en bras de chemise, devant les étudiants de l'Université George Washington - une université très internationale où la communauté française est particulièrement représentée. "Je suis là pour vous, soyez directs", a-t-il balancé sur l'estrade.
Après avoir été présenté par Paul Ryan, speaker à la Chambre des représentants, le chef de l'État français a commencé son discours sur l'histoire et les valeurs qui unissent les deux alliés, n'hésitant pas à convoquer des figures françaises comme Voltaire ou Lafayette, "qui se disait fils des États-Unis". Et comme ces prédécesseurs, il a longuement insisté sur les liens tissés entre les deux pays pendant les deux derniers conflits mondiaux.
Mais très vite, Emmanuel Macron a exposé ses divergences avec Donald Trump : il défend le libre-échange face à la politique protectionniste de son homologue américain, prône un "multilatéralisme fort", en insistant qu'il ne peut exister sans l'implication des États-Unis, et met en garde contre les risques que l'isolationnisme et le nationalisme font courir à l'ordre mondial.
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Et si ce que l'on retenait de la prestation d'Emmanuel Macron, 58 ans après celle du général De Gaulle, était son plaidoyer pour le climat ? Le président français a appelé les sénateurs et les représentants américains - et, en sus, Donald Trump, qui s'est retiré de l'accord de Paris sur le climat, une promesse de campagne - à relever le défi du changement climatique, car "il n'y a pas de planète B".
Le contraste entre les applaudissements nourris côté démocrates et le silence des élus républicains montre à quel point cette question reste clivante au sein de la société américaine. Le président américain a toujours nié l'existence du réchauffement climatique. D'ailleurs, il n'a pas souhaité aborder ce thème lors du "tête-à-tête" mardi avec son homologue français.
Pour autant, devant un Congrès contrôlé majoritairement par les républicains, Emmanuel Macron s'est dit convaincu que les États-Unis finiraient par rejoindre ce cadre âprement négocié.
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Il n'y a pas non plus de plan B sur l'Iran. Sur ce sujet, les deux dirigeants se sont engagés mardi à travailler ensemble à un nouvel accord sur le nucléaire iranien. Pour Emmanuel Macron, l'objectif est clair : "L'Iran n'aura jamais d'armes nucléaires. Ni maintenant, ni dans cinq ans, ni dans dix ans, jamais."
(Avec Reuters)
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