Au-delà de la fast fashion, la Chine mise aussi sur les technologies de pointe
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La Chine a su développer une production à haute valeur ajoutée.
FLORENCE LO
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La Chine a su développer une production à haute valeur ajoutée.
FLORENCE LO
Mardi 10 juin, le Sénat a adopté une proposition de loi dont l'objectif est de réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. Mais le texte vise surtout le commerce de la fast fashion porté par deux entreprises chinoises mondialement connues : la marque de vêtements Shein et le géant de l'e-commerce Temu.
Ces deux mastodontes, devenus très populaires en Europe, commercialisent des vêtements fabriqués loin des standards sociaux et environnementaux du Vieux Continent et entretiennent l'image d'une Chine fournisseuse de produits bas de gamme à la planète entière.
Face à ce commerce délétère pour l'environnement, le Palais du Luxembourg a marqué le coup en approuvant un durcissement de l'écocontribution appliquée à ces produits. De cinq euros par vêtement dès 2025, elle grimperait jusqu'à 10 euros en 2030 dans la limite de 50 % du prix de ventes hors taxes de l'article.
Par ailleurs, les sénateurs ont également institué une taxe sur les « petits colis » de provenance extra-européenne. Celle-ci serait comprise entre deux euros et quatre euros par colis. À charge maintenant aux sept députés et aux sept sénateurs de valider ces mesures lors de la commission mixte paritaire (CMP) qui se réunira cet automne.
Malgré ce contexte et même si la Chine reste l'usine du monde, il serait erroné de la réduire à cette question des « petits colis » et des produits bon marché. Au contraire, le pays mène depuis longtemps une politique ambitieuse de maîtrise des nouvelles technologies.
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« Les exportations de batteries au lithium, de véhicules électriques et de composantes de panneaux solaires (...) représentent 60 % de la hausse des exportations chinoises depuis 2022 », pointe François Godement, expert et conseiller spécial Asie et États-Unis à l'Institut Montaigne dans une note publiée jeudi 26 juin. « Cette politique d'efforts sur les hautes technologies a été impulsée avant l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping mais il l'a érigée en priorité économique », détaille l'expert à La Tribune.
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