Pékin aurait-il fait plier Washington ? C'est en tout cas ce que laisse penser le « cadre général » négocié cette nuit par les deux pays. Dans ce traité de paix commercial, qui doit encore être signé par Donald Trump et Xi Jinping, la Chine devrait rouvrir les vannes de ses métaux stratégiques dont dépend Washington. En contrepartie, les États-Unis devraient retirer une partie de leurs restrictions à l'exportation vers la Chine de certains semi-conducteurs.
« Lors du premier mandat de Donald Trump, les États-Unis ont dicté leurs conditions à la Chine. Cette fois-ci, Pékin a bien mieux résisté car les restrictions américaines sur les puces l'ont moins fait souffrir que prévu », explique à La Tribune Ariel Ying Wang, gérante chez Gemway AM et spécialiste de l'Asie.
Cela fait maintenant sept ans que les États-Unis empêchent la Chine d'accéder aux puces de processeurs et de mémoires les plus performantes pour éviter que Pékin ne rattrape technologiquement et militairement Washington. Un embargo qui concerne les semi-conducteurs des américains Nvidia et AMD mais aussi des entreprises étrangères comme le taïwanais TSMC sur lesquelles Washington fait pression. Le gouvernement américain a même été jusqu'à empêcher les Chinois de construire leurs propres usines de semi-conducteurs de pointe en demandant à l'Européen ASML d'arrêter d'exporter en Chine certaines de ses machines dédiées à la création de ces puces.