Au Mexique, Claudia Sheinbaum, la force tranquille face à Trump
Julien Gouesmat
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A 62 ans, la présidente méxicaine a obtenu un sursis d'un mois de Washington. (Photo d'illustration)
Daniel Becerril
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A 62 ans, la présidente méxicaine a obtenu un sursis d'un mois de Washington. (Photo d'illustration)
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C'est un rituel bien rodé. À 7 heures, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum apparaît sur les écrans pour Las mañaneras del pueblo (le matin du peuple en espagnol), son émission quotidienne sur Youtube. La tradition a été instaurée par son prédécesseur et mentor Andres Manuel Lopez Obrador. Ces dernières semaines, « Claudia », comme l'appellent ses fans, voit ses audiences matinales grimper en flèche. Depuis son investiture le 1er octobre après une victoire haut la main au mois de juin, ses 100 premiers jours au Palais national de Mexico ont été scrutés de toute part.
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D'abord parce que la première femme à la tête du Mexique apporte un vent d'espoir et de fraîcheur après les sorties populistes de son prédécesseur, mais aussi parce que, dès son élection, Claudia Sheinbaum savait qu'elle naviguerait en eaux troubles avec son voisin du nord. « Elle a deux plans : l'un avec Joe Biden, l'autre avec Donald Trump », affirmait durant la campagne l'ex-ministre des Affaires étrangères Marcelo Ebrard. Rien n'est laissé au hasard chez cette scientifique de gauche. Méthodiquement, elle applique son programme et s'impose face au président républicain qui promet des expulsions massives d'étrangers et accuse le gouvernement mexicain de collusion avec les narcotrafiquants.
Julien Gouesmat