Aux Etats-Unis, la FED attendue sur un maintien des taux
latribune.fr

Le gouverneur de la Reserve federale Jerome Powell lors d'une conférence de presse début décembre.
Reuters
latribune.fr

Le gouverneur de la Reserve federale Jerome Powell lors d'une conférence de presse début décembre.
Reuters
"Nous nous attendons à ce que la
Fedse méfie de tout ce qui pourrait pousser les marchés à parier sur des baisses de taux encore plus importantes l'année prochaine et faire baisser les rendements des bons du Trésor à long terme", expliquent les stratégistes d'ING.
Ses responsables "ne sont pas prêts à l'admettre publiquement, mais l'inflation des derniers mois, meilleure que prévu, a écarté la perspective de nouvelles hausses des taux", estime Michael Pearce, économiste pour Oxford Economics. Le principal taux directeur de la banque centrale américaine (Fed) devrait donc rester compris entre 5,25 et 5,50%, son plus haut niveau depuis 22 ans.
"La situation de l'emploi semble toujours excellente et l'inflation diminue très rapidement. Et c'est exactement ce que nous avons promis", a récemment salué le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee. L'inflation a fortement ralenti, depuis juin 2022, et son sommet en plus de 40 ans.
Elle était, en octobre, de 3,0% sur un an, selon l'indice PCE, jauge privilégiée par la Fed, et de 3,2%, selon l'indice CPI, sur lequel sont notamment indexées les retraites des Américains. Même Joe Biden, rompant avec la sacro-sainte indépendance entre Fed et pouvoir politique, a jugé vendredi que les données économiques "n'encourageaient pas la Fed à relever ses taux d'intérêt". Les hausses de taux, en effet, ralentissent l'activité économique. Et, à moins d'un an de l'élection présidentielle, le président ne veut surtout pas voir la croissance marquer le pas.
ODDO BHF, Bruno Cavalier, dans une note. Les marchés tablent sur une baisse en mars prochain.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Mais une dégradation possible du marché du travail ou une stagnation de l'inflation pourrait repousser cette baisse des taux. « C'est possible si les prochains chiffres d'emploi déçoivent vraiment, ravivant le scénario de récession. Si au contraire l'économie reste sur la trajectoire de soft landing, le pivot de la Fed pourrait intervenir plus tardivement », poursuit l'économiste.
(Avec AFP)
latribune.fr