Aux Etats-Unis, le taux de chômage s'envole à 14,7%

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(Crédits : Reuters)
En deux mois, le taux de chômage est passé de son niveau le plus bas depuis 50 ans à un niveau digne de la crise des années 1930. En avril, 20,5 millions d'emplois qui ont été détruits, un record.

L'économie américaine n'avait jamais détruit autant d'emplois en si peu de temps, et la crise du Covid-19 a fait passer le taux de chômage, en deux mois, de son niveau le plus bas depuis 50 ans à un niveau digne de la crise des années 1930.

Ce sont ainsi 20,5 millions d'emplois qui ont été détruits au mois d'avril, un niveau record en si peu de temps. En comparaison, 8,6 millions d'emplois avaient été détruits pendant les deux années de la crise financière mondiale il y a un peu plus de 10 ans.

Quant au taux de chômage, qui s'affichait fièrement à 3,5% en février, il a bondi à 14,7%, son niveau le plus haut depuis juin 1940. Au coeur de la Grande récession de 2009, le taux de chômage avait été de 10,1%.

"L'emploi a fortement chuté dans tous les principaux secteurs, avec des pertes d'emplois particulièrement importantes dans les loisirs et l'hôtellerie", précise le département du Travail dans un communiqué.

Ces chiffres sont "sans surprise" et étaient "attendus", a réagi le président Donald Trump sur la chaîne Fox News. En campagne pour un second mandat à la Maison Blanche, le républicain avait fait de la bonne santé de l'économie américaine l'un de ses principaux arguments de campagne.

33,5 millions

Le mois d'avril est le premier à refléter l'ampleur de la crise du Covid-19 sur la première économie mondiale. La mise à l'arrêt brutale de l'économie à partir de mi-mars a fait perdre leur emploi à 33,5 millions de personnes.

Mais le mois dernier, le taux de chômage n'était que de 4,4%, car c'est la situation au 12e jour de chaque mois qui est prise en compte pour le calcul, soit avant la mise en place des mesures massives de confinement.

Les mesures de confinement face à la progression du nouveau coronavirus ont été progressivement étendues dans le pays au cours de la deuxième quinzaine de mars.

Les restaurants, cafés, commerces, avaient alors dû fermer leurs portes, tout comme les écoles. Les femmes de ménage et baby-sitters ont été remerciées. Les taxis et autres chauffeurs n'ont soudainement plus eu de passagers à transporter.

Cela fait maintenant sept semaines que les nouveaux inscrits au chômage se comptent en millions, contre 200.000 à 250.000 nouvelles inscriptions hebdomadaires avant la crise.

Ils étaient de nouveau plus de 3 millions, entre le 26 avril et le 2 mai, à avoir pointé au chômage pour la première fois, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. Le pic a été atteint fin mars, avec 6,8 millions de nouveaux chômeurs en une semaine. Au total, près de 33,5 millions d'Américains ont demandé une allocation chômage.

Record de chômeurs indemnisés

L'administration Trump et le Congrès ont débloqué un total de 669 milliards de dollars de prêts pour les petites et moyennes entreprises, afin de les aider à payer les salaires de leurs employés.

Les droits au chômage ont également été temporairement étendus à des personnes qui ne pouvaient auparavant pas y prétendre, comme les travailleurs indépendants.

Et le pays indemnise désormais plus de chômeurs que jamais, 22,6 millions de personnes au cours de la dernière semaine d'avril, quand ils étaient environ 1,7 million avant la pandémie.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a reculé de 4,8% au premier trimestre, la baisse la plus importante depuis le quatrième trimestre 2008, époque où les Etats-Unis s'enfonçaient dans la crise économique.

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Commentaires
a écrit le 08/05/2020 à 20:14 :
so what ! ils sont en vie , eux
a écrit le 08/05/2020 à 18:13 :
Le taux de chômage en France est actuellement de plus de 50% de la population active en comptant le chômage partiel (et pourquoi ne le ferait t'on pas?). Avec 17%, les USA feront bon élève et l'on sait qu'ils ont un dynamisme interne qui facilité la reprise de l'emploi avec les crises.

Même en considérant le nombre de victimes (75 000 à ce jours) les USA ont beaucoup moins de morts rapportés à la population que nous-même. Le covid ne fait pas de politique et se moque des médecins.

Ce n'exonère pas Trump de ses excès, de ses insultes, de ses appels à la désobéissance civile dans les états gouvernés par des démocrates et autres facéties mais force est de reconnaître qu'on n'y comprend rien ou pas grand chose dans les bilans.

Tout ce passe comme si, confinement ou pas, le virus a pris sa part un peu partout et qu'elle est relativement constante. Toutes victimes prises en compte la France aura presque autant de morts que l'Espagne, l'Italie, les pays-bas, la Grèce....

Inversement, il y a des écarts stratosphériques de mortalité entre l'Allemagne et la Belgique, qui sont voisins.

Va comprendre Charles...
a écrit le 08/05/2020 à 16:10 :
! le pantalon rose pattes d 'éléphant sur la photo, ils portent ça aux usa?
a écrit le 08/05/2020 à 15:46 :
14,7%, conséquence directe du "grand confinement". Et après ça, on trouve encore des français sur les réseaux sociaux, qui viennent critiquer Donald Trump pour avoir manqué de "prudence" dans la gestion de la pandémie du COVID-19. Les gens m'étonneront toujours.
Réponse de le 08/05/2020 à 16:38 :
Oui et les chiffres parlent d'eux-même : 230 morts par million d'habitants aux USA et 400 en France...
Réponse de le 08/05/2020 à 16:39 :
Et en France on ne compte pas dans les chiffres officiels les 13.000 morts à domicile du covid19
Réponse de le 08/05/2020 à 20:18 :
on dirait des gamins de 10 ans qui se comparent dans les WC pour savoir qui a la plus grosse .

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