Boris Johnson propose un système d’immigration à points pour l'après-Brexit

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Boris Johnson est favori pour succéder à Theresa May.
Boris Johnson est favori pour succéder à Theresa May. (Crédits : Toby Melville)
Le favori pour succéder à la Première ministre Theresa May a proposé un nouveau système à points pour « contrôler » l’immigration, thème au cœur du vote des Britanniques en faveur du Brexit en 2016. Un article de notre partenaire Euractiv.

Johnson est engagé dans une lutte avec le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt pour devenir chef du Parti conservateur, à qui reviendra le poste de Premier ministre mais aussi l'épineux dossier du Brexit, programmé pour le 31 octobre. S'il l'emporte, Boris Johnson entend mettre en place un nouveau système d'immigration à points, une proposition qu'il avait déjà évoquée par le passé, mais sur laquelle Theresa May avait exprimé des doutes.

« Nous devons être beaucoup plus ouverts à l'immigration de personnes hautement qualifiées, comme les scientifiques, mais nous devons également assurer au public que, lorsque nous quittons l'UE, nous contrôlons le nombre d'immigrants non qualifiés qui arrivent dans le pays », déclare l'ancien maire de Londres, tenant d'un Brexit dur, dans un communiqué. « Nous devons être plus sévères envers ceux qui abusent de notre hospitalité », insiste-t-il. « D'autres pays comme l'Australie ont d'excellents systèmes et nous devrions en tirer des leçons ».

Le nom du vainqueur le 23 juillet

Boris Johnson promet également de protéger les droits des quelque 3,8 millions de citoyens européens installés au Royaume-Uni à pouvoir continuer à vivre dans le pays, même en cas de Brexit sans accord le 31 octobre, comme Theresa May elle-même l'a garanti. « Nous devons veiller à ce que les droits des ressortissants de l'UE soient protégés », déclare M. Johnson, ajoutant qu'il agirait « immédiatement » pour que « les gens arrêtent de s'inquiéter » quant à leur présence sur le sol britannique.

Réagissant à ces annonces, Migration Watch, un groupe de pression militant pour un contrôle renforcé de l'immigration, a exprimé sa déception. « Cette déclaration esquive toutes les questions clés. Il n'est nullement question de réduire le solde migratoire, et encore moins de la manière dont on pourrait y parvenir », dit-il dans un communiqué. Boris Johnson et Jeremy Hunt seront départagés par les 160.000 membres du Parti conservateur. Le nom du gagnant sera annoncé le 23 juillet, et il devrait prendre ses fonctions le lendemain. Incapable de mettre en œuvre le Brexit, Theresa May avait annoncé fin mai sa démission.

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Euractiv, avec AFP

(Article publié le jeudi 27 juin 2019 à 11:09)

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a écrit le 27/06/2019 à 20:09 :
Avant l’immigration et le Brexit il y a plus urgent en UK :

1) la stabilité économique à l’intérieur de l’UK

2)l’isolation de tous les bâtiments construits et en location

3)la réforme du parc immobilier ( location , achat, restauration des anciennes maisons appartements , non conformes à une habitation saine ) des lois pour mieux protéger les locataires .

4) toutes les reformes nécessaires pour améliorer la vie des populations( santé, transport...)


.....en matière d’immigration les pays les plus stricts : le Japon, la Suisse ...



a écrit le 27/06/2019 à 18:38 :
"Nous devons être beaucoup plus ouverts à l'immigration de personnes hautement qualifiées, comme les scientifiques,"

C'est vrai qu'il y en a à chaque coin de rue... -_-

Ce sont des gens qui n'ont pas besoin de venir chez nous par radeaux, ils prennent un billet d'avion comme les autres.

« Cette déclaration esquive toutes les questions clés. Il n'est nullement question de réduire le solde migratoire, et encore moins de la manière dont on pourrait y parvenir »

BEn voilà c'est exactement ça. L'idée de Salvini de s’intéresser à la gestion de ces citoyens chez eux mais rejetés par leurs pays semble de loin la meilleure. Attaquons nous à la corruption des dirigeants politiques des pays d'où partent tout ces migrants et nous y verrions de suite bien plus clair et trouverions des solutions bien plus efficaces.

Mais bien entendu, encore une fois pour s'attaquer à un problème majeur, il faut contrarier le lobby financier, on ne peut pas se l'économiser, du coup leurs médias et leurs politiciens regardent à côté et on tourne en rond sur ce sujet comme sur nombreux autres d'ailleurs.

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