Brésil : 1,5 million de personnes défient Dilma Rousseff dans les rues

 |   |  296  mots
Un million de personnes ont manifesté à Sao Paulo, dimanche 15 mars.
Un million de personnes ont manifesté à Sao Paulo, dimanche 15 mars. (Crédits : Reuters)
Des manifestations massives ont eu lieu dimanche dans plusieurs villes brésiliennes contre la dégradation de la situation économique du pays. Il s'agissait aussi d'obtenir une destitution de la présidente du Brésil, accusée d'être mêlée à l'affaire de corruption Petrobras.

Coup de pression sur la présidente du Brésil. Quelque 1,5 million de Brésiliens, dont un million à Sao Paulo, ont manifesté contre la politique de Dilma Rousseff, dimanche 15 mars. Ces manifestations sont les plus importantes enregistrées depuis la fronde sociale historique qui avait ébranlé le géant émergent d'Amérique latine en juin 2013, pour dénoncer les dépenses publiques en vue de l'organisation de la Coupe du monde 2014 dans le pays. Les défilés organisés se sont déroulés dans le calme.

"Nous voulons maintenant la destitution de Dilma Rousseff "

"Nous voulons maintenant la destitution de Dilma Rousseff", a déclaré à une journaliste de l'AFP Rubens Nunes, un avocat de 26 ans, conseiller juridique du mouvement citoyen Brésil Libre, à l'origine de cette manifestation officiellement apolitique.

"Il existe des fondements juridiques solides suffisants (...) Il est absurde qu'elle continue d'affirmer qu'elle ne savait rien" du vaste système de corruption au sein du groupe étatique pétrolier Petrobras qui éclabousse sa majorité parlementaire, a estimé Rubens Nunes. "C'est au minimum une grave erreur de gestion", a-t-il ajouté.

Dilma Rousseff, qui a entamé son second mandat il y a trois mois, ne devrait pas céder à la pression de la rue, ni faire l'objet d'une procédure "d'impeachment" dans cette affaire de corruption portant sur plusieurs millions de dollars touchant la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Dégradation économique et inflation

Les manifestants protestaient également contre la corruption, la dégradation de la situation économique du pays et l'inflation.

Les analystes estiment que le Brésil devrait entrer en récession cette année. L'inflation est à son niveau le plus élevé depuis 10 ans et la monnaie nationale, le real, a perdu plus de 22% de sa valeur face au dollar cette année.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/03/2015 à 9:35 :
…. BHL et Victoria Nuland sont déjà au Brésil ?….
a écrit le 16/03/2015 à 10:19 :
Grosse mensonge, même pas 240mil... la Globo n'a pas honte de reproduire ces histoires ailleurs, déjà que au Brésil elle raconte ces âneries et manipule les gens depuis toujours? A quand la fin de ce sale monopole médiatique? Vous connaissais la raison de toute cette histoire, mes amis? Tout ça as bien un nom, mes amis: pré-sal (pétrole, argent, comme vous voulez!).

Destituer une présidente que vient à peine d'être réélue? Et non, il n'y a pas des fondements juridiques pour un impeachment, c'est son des gens mécontent des résultats des élection, de gens que veulent à tout prix imposer ces volontés, ces intérêts, c'est anti démocratique et nous ne devrons pas accepter.

L'affaire HSBC (swissleaks!) est trois fois plus important que l'affaire Petrobras, et personne ne se manifeste, ça n'interesse pas au Bourgeois de la riche São Paulo, bien sur. C'est mal honnête, c'es honteux, c'est malheureux.

PS.: l'offre c'était de dix real de l'heure pour ceux qu'on participer de la manifestation hier. hier
Réponse de le 16/03/2015 à 18:31 :
Les bourgeois, comme vous dites, essaient de faire pression pour que le Brésil ne devienne pas un nouveau Vénézuela, ce qui - comme vous le savez - ne serait pas très favorable aux travailleurs. Destituer un président qui a pour amis l´Argentine, le Vénézuela, la Bolivie et l´Iran, et qui achète tout le Parlement avec l´argent du pétrole, semble pour le moins bien fondé. Quand le prix du pain, fabriqué avec du blé importé et payé en dollars, aura augmenté de 100%, les discours populistes du gouvernement actuel seront difficiles à avaler. Et le paiement des personnes qui manifestent est organisé par le MST, un groupe radical qui ne respecte pas la propriété privée, qui est financé par le gouvernement, et qui n´a pas participé aux manifestations de dimanche. Quant à la Globo, c´est un groupe de presse qui n´est pas à la solde du gouvernement, et qui représente dignement la presse libre au Brésil.
a écrit le 16/03/2015 à 8:15 :
Encore une "révolution colorée" made in USA à l'horizon brésilien ? ;-) ….chiche… pour un pays de 200 millions h'habitants, 1.5 mio dans la rue ça ne vaut pas dire grande chose…
Réponse de le 16/03/2015 à 9:01 :
Ca ne veut déjà pas dire grand chose pour un pays comme la France, la lumière du monde, alors ...
Réponse de le 16/03/2015 à 10:03 :
Selon le journal d'opposition Folha de S. Paulo, les manifestations ont réunit "presque (!!) un million de personnes" dans tout le pays. Le demi- million que La Tribune a ajouté reste pour compte de qui ou de quoi ? de l'arithmétique AFP ? ou c'étaient ces 500'000 "Je suis Charlie" de Paris qui sont allés au Brésil ? :-)))

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :