Brésil: détention provisoire pour l'ex-président Lula?

latribune.fr

latribune.fr
Des procureurs brésiliens veulent obtenir l'arrestation de Luiz Inacio Lula da Silva en raison d'accusations de blanchiment d'argent et d'usurpation d'identité visant à dissimuler la possession d'un triplex en front de mer, a annoncé jeudi la fondation de l'ancien président brésilien.
La dénonciation du parquet de Sao Paulo a été transmise à un tribunal local qui devra décider s'il donne suite, ou non, aux réquisitions du procureur contre l'icône de la gauche brésilienne. Il est peu probable qu'un magistrat délivre un mandat d'arrêt contre l'ancien chef de l'Etat, a estimé pour sa part Rui Falcao, président du Parti des travailleurs, la formation de Lula et de Dilma Rousseff.
Les journaux O Globo et O Estado, citant des documents judiciaires, ont rapporté que des procureurs sont d'avis que Lula devrait être emprisonné de manière préventive au motif qu'il pourrait "mobiliser son réseau violent de partisans pour empêcher que le processus criminel puisse suivre son cours".
D'après le document officiel, les procureurs de Sao Paulo accusent Lula d'avoir porté atteinte à l'ordre public en demandant à la population de descendre dans les rues pour manifester contre la persécution judiciaire dont il se dit l'objet.
La fondation de Lula a estimé que la requête demandant l'arrestation de l'ancien président était "une nouvelle preuve de la partialité" du procureur de l'Etat de Sao Paulo, Cassio Conserino. L'avocat de Lula, Cristiano Zanin Martins, a comparé la procédure visant à aboutir à l'arrestation de Lula aux mesures prises il y a des décennies par le gouvernement militaire brésilien pour museler l'opposition politique en emprisonnant ses représentants.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

La semaine dernière, Luiz Inacio Lula da Silva a été interrogé vendredi pendant trois heures par la police fédérale dans le cadre de l'enquête pour des faits de corruption au sein de la compagnie pétrolière Petrobras. Les procureurs qui enquêtent sur ce scandale avaient assuré avoir recueilli des indices selon lesquels Lula et son institut auraient reçu de nombreuses faveurs d'entreprises de construction impliquées dans les détournement de fonds.
"Bien que l'ex-président allègue que l'appartement n'était pas à lui car il est au nom d'une entreprise, plusieurs preuves disent le contraire", ont affirmé les procureurs du dossier Petrobras. Le président nie être le propriétaire réel de cet appartement, assurant qu'il avait pris un option en vue de son acquisition avant d'y renoncer.
À lire également
En début de semaine, l'homme d'affaires brésilien Marcelo Odebrecht, ancien président du conglomérat du BTP Odebrecht SA, a été condamné à une peine de 19 ans de prison pour pots-de-vin, blanchiment d'argent et association de malfaiteurs en lien avec le scandale Petrobras.
(avec AFP et Reuters)
latribune.fr
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025
17 colis par an par Francilien : l'impact massif des livraisons en Île-de-France
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires
Le big bang fiscal des économistes face au péril climatique et économique