Brésil : l'ancien président Lula inculpé pour corruption

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Sans le pouvoir de décision de Lula, ce réseau aurait été impossible, a souligné le procureur, ajoutant que l'ancien président se trouvait en haut de la pyramide.
"Sans le pouvoir de décision de Lula, ce réseau aurait été impossible", a souligné le procureur, ajoutant que l'ancien président se trouvait "en haut de la pyramide". (Crédits : Reuters)
Le prédécesseur de Dilma Rousseff serait "le chef suprême du réseau de corruption", selon le procureur. Il aurait ainsi personnellement touché plus d'un million d'euros et plusieurs avantages en nature.

Le Parti des travailleurs (PT) reste dans l'œil du cyclone. Mercredi, l'ancien président brésilien Luiz Inacio "Lula" da Silva, son épouse et six autres personnes ont été inculpés pour corruption dans le cadre de l'enquête sur le scandale des rétrocommissions au sein de la compagnie pétrolière publique Petrobras, annonce mercredi le parquet dans un communiqué. Malgré les accusations portées contre lui et contre le PT dont il est issu, l'ancien chef de l'Etat n'avait pas encore été inculpé pour corruption dans cette affaire.

"Le parquet accuse Luiz Inacio Lula da Silva d'être le chef suprême du réseau de corruption" qui opérait à Petrobras, a annoncé le procureur Deltan Dallagnol au cours d'une conférence de presse à Curitiba, où le juge Sergio Moro, chargé du dossier sur les enquêtes de "l'Opération Lavage rapide", devait ensuite décider s'il acceptait ou non d'inculper l'ex-chef de l'Etat. C'est désormais chose faite.

Soupçonnés d'avoir perçu 1,1 millions d'euros

Le procureur a relevé que le réseau de corruption ne se limitait pas à Petrobras mais touchait aussi sa filiale Eletrobras, les ministères de la Planification et de la Santé, la banque d'Etat Caixa Econômica et probablement d'autres organismes publics. "Sans le pouvoir de décision de Lula, ce réseau aurait été impossible", a souligné le procureur, ajoutant que l'ancien président se trouvait "en haut de la pyramide".

Deltan Dallagnol a affirmé que dans le cadre de ce "plus grand scandale de corruption de l'histoire du Brésil", Lula avait reçu quelque 3,7 millions de réais (1,1 million de dollars au taux de change actuel) "en pots-de-vin".

Le prédécesseur de Dilma Rousseff, elle-même destituée pour manipulation des comptes publics, et son épouse sont soupçonnés d'avoir perçu 2,4 millions de reals (667.000 euros) rien que de la part du groupe de construction OAS, au centre du scandale Petrobras. La firme aurait acheté et rénové un appartement dans la station balnéaire de Guaruja, 60 km au sud-est de Sao Paulo, pour l'offrir au couple présidentiel. Lula est par ailleurs inculpé d'entraves à la justice dans le cadre de l'affaire Petrobras.

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 15/09/2016 à 14:02 :
J'ai rêvé qu'en France la justice ait les moyens de mettre en prison nos politiques mais ce n'est qu'un rêve car dans notre pays la justice ne fait pas le poids chez la maffia politique sauf pour ceux qui sont lâchés par les copains coquins car trop voyants type Cahuzac ou Balkany. L'avenir une action mains propres à l'italienne demain peut-être à moins que l'élection de 2017 reporte une nouvelle fois le rêve car un des prétendants fera tout pour contrer la justice.
a écrit le 15/09/2016 à 11:38 :
C'est juste le putch de droite qui continu.
a écrit le 15/09/2016 à 9:52 :
La droite àale pouvoir et va faire le ménage à la Erdogan, on peut parier que les élus de droite tous soupçonnés de corruption n'auront rien eux.

Espérons que ce peuple va se révolter sinon il va se faire dépecer vif lui aussi.

C'est le problème de la droite en Amérique du Sud toujours nostalgique de ses anciens dictateurs avec lesquels il était tellement facile de faire des affaires.

Oui Lula et Roussef peuvent regretter d'avoir fait n'importe quoi, ils ont livré le pays à des tyrans qui n'attendaient que ça.

Inquiétant.

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