Brésil : l'ex-président Lula sera jugé pour corruption dans l'affaire Petrobras

latribune.fr

latribune.fr
Le scandale Petrobras n'a pas épargné Lula. L'ex-président du Brésil (2003-2010) est visé par trois enquêtes dans le cadre de cette affaire tentaculaire où l'entreprise phare du Brésil - gérée par l'Etat - est accusée de corruption à grande échelle. Pendant des années, elle aurait distribué des pots de vins à des dizaines d'hommes politiques et à des entrepreneurs du BTP, qui se répartissaient les marchés avec la compagnie pétrolière.
Mardi, le juge Sergio Moro a décidé qu'en raison "de l'existence d'indices suffisants de responsabilité (...) j'accepte la dénonciation" du parquet visant l'ex-président de gauche pour "corruption et blanchiment d'argent". La justice estime que Lula a perçu 1,1 millions de dollars de la part du groupe de BTP OAS, lié à Petrobras.
L'argent versé correspondrait, selon l'accusation, à "une partie des sommes illicitement perçues [par le groupe de BTP] au moment de la passation de marchés truqués par Petrobras". Le géant du BTP aurait octroyé ces avantages en nature, "à travers l'achat, la personnalisation et décoration" d'un appartement en triplex dans la station balnéaire de Guaruja.
À lire également
De son côté, Lula reconnaît qu'il a versé une avance pour l'achat de l'appartement, avant d'y renoncer, et conteste en être le propriétaire. La semaine dernière, il avait lancé un contre-attaque, s'estimant victime d'un complot "des élites" après le "coup d'Etat" contre la présidente Dilma Rousseff destituée par le Sénat le 1er septembre. "Comme dans un feuilleton, ils ont créé un épilogue : ils ont élu (Michel) Temer, destitué Dilma Rousseff (...) et maintenant ils veulent détruire la vie politique de Lula", avait clamé l'ancien président.
(Avec AFP)
latribune.fr
L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »