Brexit : accord in extremis probable dans les prochaines heures

À seulement huit jours de la rupture définitive, Londres et Bruxelles pourraient trouver un accord de manière imminente. "Nous sommes dans la phase finale", a indiqué une source européenne. L'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques restait ce mercredi 23 décembre au matin l'ultime point d'achoppement des discussions.

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Un accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pourrait être annoncé d'ici le 24 décembre
Un accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne pourrait être annoncé d'ici le 24 décembre (Crédits : TOBY MELVILLE)

Après dix mois de négociations tendues et laborieuses, l'Union européenne et le Royaume-Uni semblaient mercredi proches d'un accord sur leur future relation commerciale, qui leur permettrait d'éviter in extremis un "no deal" à seulement huit jours de la rupture définitive.

"Nous sommes dans la phase finale", a indiqué une source européenne. Une deuxième source évoquait "de grandes chances" de conclure un accord dans la soirée.

Les négociations sont depuis lundi entre les mains de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui multiplient les échanges pour arracher un accord, selon des sources européennes.

Lire aussi : Brexit: l'UE veut croire à un accord rapide, Londres privilégie l'option du no deal

L'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques restait mercredi matin l'ultime point d'achoppement des discussions, par ailleurs quasiment bouclées, y compris sur les sujets jusque là problématiques, comme la manière de régler les différends et les mesures de protection contre toute concurrence déloyale.

Un accord mercredi ou jeudi laisserait en théorie suffisamment de temps pour qu'il entre en application le 1er janvier, quand le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l'UE le 31 janvier dernier, aura définitivement abandonné le marché unique.

Les Etats membres ont d'ailleurs commencé mercredi après-midi à lancer le processus lors de "discussions informelles", ont indiqué des sources européennes.

Sans accord, les échanges entre l'UE et Londres se feraient selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane, de quotas, ainsi que de formalités administratives susceptibles d'entraîner des embouteillages monstres et des retards de livraison.

Un scénario particulièrement délicat pour le Royaume-Uni, déjà malmené par une variante plus virulente du coronavirus qui l'a isolé du reste du monde.

Malgré son faible poids économique, la pêche revêt une importance politique et sociale pour plusieurs Etat membres, dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou l'Irlande. Mais le Royaume-Uni en a fait le symbole de sa souveraineté retrouvée après le divorce.

Lire aussi : Brexit : la France ne sacrifiera pas la pêche française et bloquera tout mauvais accord

"Mouvement des Britanniques"

Les tractations se concentrent sur le partage des quelque 650 millions d'euros de produits pêchés chaque année par l'UE dans les eaux britanniques et la durée de la période d'adaptation pour les pêcheurs européens.

L'UE a rejeté cette semaine une offre jugée inacceptable de Londres, lui proposant de renoncer à 35% des espèces non-pélagiques (pêchées en haute mer), mais à 60% de ses prises en incluant les espèces pélagiques, le tout sur une période de transition de 3 ans.

Bruxelles avait proposé quelques jours plus tôt de renoncer à environ 25% de ces 650 millions à l'issue d'une période de six ans.

"La balle est dans le camp de Boris Johnson", a estimé un diplomate européen, pour qui la proposition de l'UE ne peut être qu'une "offre finale" étant donné les préoccupations qu'elle a déjà soulevées chez certains Etats membres, notamment le Danemark.

"Soit une percée est enregistrée mercredi avec un mouvement des Britanniques, soit les négociations basculent sur la semaine prochaine, après les fêtes", a-t-il ajouté.

Le négociateur européen, Michel Barnier, a en tout cas affirmé mardi aux Etats-membres que l'UE était prête à négocier "jusqu'à la fin de l'année et au-delà" si le blocage sur la pêche persistait. Objectif: se prémunir contre la pression du calendrier, quitte à accepter le choc d'un "no deal" le 1er janvier.

La conclusion d'un texte en à peine dix mois constituerait un exploit pour les négociateurs, surtout pour un accord de cette envergure, puisque de tels pourparlers commerciaux prennent en général des années.

La tâche a en outre été compliquée par le Covid-19, qui a contraint les négociateurs à échanger plusieurs semaines par visioconférence et parfois même à suspendre les discussions à cause de cas positifs dans les équipes de négociation.

Si un accord est confirmé, l'UE offrirait à son ancien Etat membre un accès inédit sans droit de douane ni quota à son immense marché de 450 millions de consommateurs, une première.

Lire aussi : Brexit avec ou sans deal : l'Union européenne et la Grande-Bretagne se donnent une dernière chance

 (Avec AFP)

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Commentaires 12
à écrit le 24/12/2020 à 9:39
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y aura un accord, ou pas on attend les pitreries de derniere minute si y a pas d'accord ca va aussi; les camions covid ne sont que le debut, et j'attends que toyota fasse desormais venir ses pieces pour valenciennes plutot d'une boite situee dans l...

à écrit le 24/12/2020 à 4:12
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Le piège du Brexit se referme. La question mais sur qui ? Barnier superman

à écrit le 24/12/2020 à 3:44
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Quel barnum. Qui peut croire une seconde de la sincerite. Monde fini.

à écrit le 24/12/2020 à 0:25
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Le bordel qu'on leur a mis en bloquant les frontières les aura fait refléchir. ils ont cedé sur la peche, bravo macron

à écrit le 23/12/2020 à 23:18
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Tout ça pour ça ? Depuis cinq ans de pseudo discutions ? Pour arriver comme par miracle, à ce qu'ils s'entendent le 31 décembre à 20h00 pour fêter ça, au champagne dans un bar ( mais non! c'est vrai que c'est fermé depuis trois mois).

à écrit le 23/12/2020 à 22:15
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Bravo les brits, même avec la tentative du covid brexit Sars 3 😂😂 vous y arrivez, Ursula l'inutile va faire une déclaration bien bidon, je vois déjà les médias aux ordres 😂😂 victoire, accord historique....

à écrit le 23/12/2020 à 19:46
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Le Royaume-Uni aura le beurre et l'argent du beurre...comme d'habitude.

le 23/12/2020 à 22:19
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Erreur le Royaume-Uni sera libre! Better dead than red...

à écrit le 23/12/2020 à 19:17
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Les arhletes de la négociation ou les représentants du vide.

à écrit le 23/12/2020 à 19:04
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la peche serait elle pour les anglais une arme redoutable pour négocier ,?

à écrit le 23/12/2020 à 18:58
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Attendons voir quelle sera la contrepartie financière pour l'accès libre au marché européen. C'est là l'enjeu.

le 23/12/2020 à 21:47
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Les contre-parties réclamées par l'UERSS sont inacceptables car elle demande à Londres de renoncer à sa souverainneté sur ses eaux territoriales pour la pêche et sa politique commerciale internationale notamment concernant les subventions aux entrepr...

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