Brexit : Johnson doit (encore) obtenir l’accord du Parlement pour des nouvelles élections

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(Crédits : TOBY MELVILLE)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit de nouveau tenter, ce mardi 29 octobre, d'obtenir des élections anticipées en décembre pour sortir le Brexit de l'impasse actuelle, qui a abouti à un troisième report de la sortie du Royaume-Uni.

Again and again. Boris Johnson, après l'annonce, lundi 28 octobre, de report du Brexit au 31 janvier 2020, a précisé qu'une nouvelle motion gouvernementale serait soumise au vote, ce mardi 29 octobre, et pourrait, de nouveau, recommander une élection parlementaire anticipée au 12 décembre. Le Premier ministre anglais espère que celle-ci lui donnera la majorité qui lui permettrait enfin de remplir sa promesse de mettre en oeuvre le Brexit, trois ans et demi après le référendum de 2016.

Alors que Boris Johnson avait promis une sortie de l'UE "coûte que coûte" le 31 octobre, assurant préférer être "mort au fond d'un fossé" plutôt que demander un nouveau report, les 27 autres membres de l'UE ont donné lundi 28 octobre, à trois jours de la date fatidique, leur feu vert à une prolongation jusqu'au 31 janvier, à moins que l'accord de divorce conclu il y a une dizaine de jours à Bruxelles ne soit ratifié d'ici là. Quelques heures plus tard, la Chambre des communes a rejeté le texte du gouvernement convoquant des élections le 12 décembre, qui n'a reçu le soutien que de 299 députés (70 contre) alors qu'il fallait pour ce vote une majorité des deux tiers de 434 voix.

Lire aussi : Brexit : Johnson accepte le report et veut convoquer des élections pour sortir de l'impasse

Les travaillistes, première formation d'opposition, ont bloqué le texte en s'abstenant, expliquant vouloir d'abord écarter le risque d'une sortie sans accord et se disant réticents à un vote à l'approche de Noël, à une période où les étudiants rendent visite à leurs familles. "Nous ne permettrons pas à cette paralysie de continuer", a assuré le Premier ministre après le vote. "Cette assemblée ne peut plus retenir le pays en otage. Des millions de familles et d'entreprises ne peuvent pas faire de projet pour l'avenir".

Dernier report ?

M. Johnson a annoncé que son gouvernement déposerait dès lundi soir un projet de loi permettant de convoquer des élections selon une autre procédure, par le biais d'une loi, avec une majorité simple, à la date du 12 décembre ou une autre. Un vote est attendu mardi. Un tel texte pourrait obtenir le soutien de certains partis d'opposition, comme les formations europhiles d'opposition, le parti national écossais (SNP) et les Libéraux-démocrates. Pour tenter d'obtenir le soutien de ces partis, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Jacob Rees-Mogg, un partisan ardent du Brexit, a assuré lundi que le gouvernement s'abstiendrait de soumettre de nouveau aux députés le texte prévoyant l'application de l'accord de Brexit conclu avec l'UE il y a une dizaine de jours.

Si "le Parlement résiste" et bloque la tenue d'élections, "je voudrais exhorter les Etats membres de l'Union européenne à indiquer clairement qu'un autre report (du Brexit) après le 31 janvier n'est pas possible", a écrit Boris Johnson au président du Conseil européen, Donald Tusk, prenant acte de la décision européenne. Il s'agit du troisième report du Brexit, plus de trois ans après le vote de 52% des  Britanniques, en juin 2016, pour quitter l'Union européenne.

D'abord prévu le 29 mars, le Brexit a été repoussé au 12 avril puis au 31 octobre. Le report accordé lundi prévoit une date butoir au 31 janvier mais avec la possibilité pour le Royaume-Uni de quitter l'UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l'accord de sortie avant ces échéances, selon un document vu par l'AFP.

"Réunion efficace"

La France, pays le plus réticent à un report long, a donné son accord à cette nouvelle prolongation en l'assortissant de conditions. La décision s'accompagne d'une déclaration politique dans laquelle l'UE exclut toute renégociation de l'accord conclu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson et demande à Londres de proposer un candidat britannique comme commissaire européen. La formalisation du report devrait intervenir d'"ici mardi ou mercredi" à l'issue d'une consultation des dirigeants des 27 par une procédure écrite, selon une source européenne.

Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit Michel Barnier s'est dit lundi "très content qu'une décision ait été prise", à l'issue de la réunion des ambassadeurs qualifiée de "courte et efficace". Le président du Parlement européen David Sassoli a estimé que cette prolongation "donnait du temps au Royaume-Uni pour clarifier ce qu'il veut". "Dans le même temps, le Parlement européen continuera à examiner minutieusement l'accord de retrait", qu'il doit lui aussi ratifier, a-t-il ajouté.

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Commentaires
a écrit le 30/10/2019 à 8:24 :
Hé, hé, hé .. BORIS JOHNSON OBTIENT LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES LE 12 DÉCEMBRE COMME IL LE SOUHAITAIT.

La parole va être enfin donnée au peuple britannique.

Espérons qu'il résistera au déluge de propagande européiste visant à lui faire peur ..
a écrit le 29/10/2019 à 13:35 :
Hé, hé, hé ..
LES TRAVAILLISTES BRITANNIQUES ACCEPTENT ENFIN DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES !
Le peuple britannique va pouvoir trancher et sortir de l'impasse institutionnelle créée par des députés qui refusent le résultat du référendum sur le Brexit. Source Upr du jour..
Réponse de le 29/10/2019 à 18:28 :
Quand les anglais enverront à Westminster une majorité de députés anti-brexit.

Députés qui, soit enterreront le brexit sans autre forme de procès (après tout le référendum n'était qu'un gros sondage purement consultatif mal fagoté).
Soit ils referont un référendum, avec des anglais enfin conscients de la portée de leur vote, et je ne doute pas une seconde du résultat.

Pour ce qui est de la majorité anti-brexit, il y a en a déjà une à Westminster puisque le processus de sortie est bloqué depuis deux ans, mais vous ne vous en êtes pas rendu compte à cause de vos œillères.

Un peu de clarification ne fera pas de mal, et vous pleurerez tout seul dans votre coin.
a écrit le 29/10/2019 à 12:34 :
A force de manger son chapeau BoJo va faire une indigestion ou l'avaler de travers...et une "fausse route" ça peut être fatal !
a écrit le 29/10/2019 à 11:56 :
Les conservateurs ont fait revoter les britanniques en 2017, ils ont été déçu par le résultat. Ce n'est pas grave, tant que le résultat du vote est mauvais il faut les faire revoter. Bizarrement pour le résultat du referendum on n'applique pas la même méthode.
Réponse de le 29/10/2019 à 12:18 :
Ha non, ça, ils s'accrochent à leur résultat magique obtenu en éliminant tous les anglais expats, en manipulant la campagne avec Cambridge Analytica et les mensonges de Bojo, Farage & Co....
Ils ont réussi leur coup une fois mais prendront pas le risque une deuxième fois....!
a écrit le 29/10/2019 à 11:45 :
"donnait du temps au Royaume-Uni pour clarifier ce qu'il veut".... On ne peut mieux dire, avec en creux ce manque total de vision de la GB quant à son futur.

Seule chose assurée, la majorité des britanniques pensent que voter pour le brexit a été une grosse, grosse, bêtise mais leur réflexion semble s'être arrêtée là. Très loin donc d'un plan de sortie de l'Europe, concerté , efficace et acceptable par la population.

Je n'arrive même pas à comprendre ce que Johnson peut espérer de ses élections, à part gagner quelques semaines de plus de survie.
a écrit le 29/10/2019 à 11:04 :
Ha BoJo rien de nouveau, toujours incapable ....Parlez nous du Bojo nouveau qu'arrive bientôt, ça ça compte :-)
a écrit le 29/10/2019 à 10:46 :
Une situation ubuesque... Prévenez-nous quand il y aura quelque chose de nouveau, et laissez les enfants jouer dans la cour de récré dans l'attente..!
a écrit le 29/10/2019 à 10:17 :
Une fake news, le brexit, un million d'articles.

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