Budget italien : la Commission européenne prendra une sanction, Moscovici calme le jeu
Louis Mbembe

Moscovici ouvert au dialogue sur le budget italien
Vincent Kessler
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Moscovici ouvert au dialogue sur le budget italien
Vincent Kessler
A force de jouer avec le feu, Rome se brûle. Mercredi prochain, l'exécutif européen prendra une première mesure entrant dans le cadre de cette procédure. Motif : l'absence de réduction de la dette italienne ont déclaré, ce vendredi, trois hauts fonctionnaires au fait du dossier. "La Commission présentera mercredi son rapport (....) en vue d'entamer la procédure", a précisé l'un des hauts fonctionnaires.
En effet, en refusant de retoquer son budget pour l'année prochaine, l'Italie s'est exposée à l'ouverture d'une "procédure pour déficit excessif" susceptible d'aboutir à des sanctions financières correspondant à 0,2% du PIB (soit quelque 3,4 milliards d'euros). De fait, l'Italie a soumis, ce mercredi, à la Commission européenne un nouveau projet de budget 2019 comportant les mêmes hypothèses de croissance et de déficit que le précédent, avec des projections seulement amendées pour la dette publique.
Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, déclare à ce sujet, dans la presse italienne, que le gouvernement italien défie "ouvertement" les règles budgétaires acceptées par tous les pays de la zone euro. Pour apaiser les tensions, le commissaire européen Pierre Moscovici a prôné le dialogue, ce vendredi, avec le gouvernement italien assurant ne pas être "dans une logique de clash" avec Rome.
"Il y a une chose qui est très importante pour moi et pour l'Union européenne, c'est qu'il y a eu une réponse", a affirmé le commissaire sur le site en ligne Boursorama, dans sa première réaction à la décision italienne de ne pas modifier son budget malgré la pression de Bruxelles, qui communiquera officiellement sa position sur le budget le 21 novembre.
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"Pour moi, il y a une chose à exclure, c'est une crise avec l'Italie (...) qui est un pays central, essentiel à la zone euro. On va continuer avec l'esprit de dialogue", a affirmé M. Moscovici qui a admit "marcher sur des oeufs" dans ce dossier.
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(Avec AFP et Reuters)
Louis Mbembe
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