L'Italien Andrea Enria nouveau gendarme des banques de la zone euro

Andrea Enria ABE BCE
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De Londres à Francfort sans passer par Paris. Andrea Enria, le patron de l'Autorité bancaire européenne, qui doit déménager de la capitale britannique à la française avant le Brexit, va prendre la présidence du conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE). Infirmant les pronostics donnant l'Irlandaise Sharon Donnery, vice-gouverneure de la Banque centrale d'Irlande, grande favorite, la BCE a annoncé son choix ce mercredi 7 novembre.
Le Conseil des gouverneurs est composé de six membres du conseil exécutif de la BCE (présidé par l'Italien Mario Draghi), et des gouverneurs des 19 banques centrales nationales des pays de la zone euro. Le Français Robert Ophèle, président de l'Autorité des marchés financiers depuis juillet 2017 et, venu de la Banque de France, avait été écarté de la course fin octobre après un avis défavorable du Parlement européen.
Le choix d'Andrea Enria sera d'ailleurs soumis au vote des eurodéputés et devra recevoir l'approbation définitive du Conseil de l'Union européenne (les Etats membres). Andrea Enria succédera à la Française Danièle Nouy le 1er janvier 2019, pour un mandat non renouvelable de cinq ans.
Cet économiste italien de 57 ans a pris la présidence de l'Autorité bancaire européenne (ABE) à sa création en janvier 2011, pour un mandat de cinq ans, prolongé jusqu'en 2021. Auparavant, il a été directeur de la supervision à la Banque centrale d'Italie de 2008 à 2011 et secrétaire général du Comité européen des superviseurs bancaires, qui a été remplacé par l'ABE, de 2004 à 2008. Il est également passé par la BCE, à l'analyse macro-prudentielle et au comité de supervision. La BCE assume depuis 2013 le rôle de superviseur des banques de la zone euro, à travers le mécanisme de supervision unique (MSU).
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