Budget italien : Rome fustige Bruxelles et l'accuse de "défaillance"
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Tria n'entend pas demissionner, selon le ministere italien de l'economie
Tony Gentile
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Tria n'entend pas demissionner, selon le ministere italien de l'economie
Tony Gentile
Énième passe d'armes dans la relation houleuse qu'entretiennent Bruxelles et l'Italie depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition populiste au pouvoir à Rome formé de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème). Le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, a accusé, ce jeudi, la Commission européenne de "défaillance technique". Le ministre italien estime que les prévisions de déficit pour l'Italie, actuel point d'achoppement entre le pays et la Commission européenne, sont beaucoup plus pessimistes que celles du gouvernement.
"Les prévisions de la Commission européenne relatives au déficit italien divergent beaucoup de celles du gouvernement italien et découlent d'une analyse non attentive et partielle" du budget italien "malgré les informations et éclaircissements fournis par l'Italie", a-t-il critiqué. "Reste le fait que le Parlement italien a autorisé un déficit maximum de 2,4% en 2019, que le gouvernement s'est engagé à respecter", a-t-il encore souligné.
Dans ses prévisions d'automne, l'exécutif européen estime que le déficit de l'Italie atteindra 2,9% de son Produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, puis 3,1% en 2020, soit bien au-delà des prévisions de Rome, qui table sur 2,4% en 2019 et 2,1% l'année suivante. Bruxelles a rejeté le 23 octobre le projet de budget italien pour 2019, une première dans son histoire, le jugeant largement en dehors des clous européens les chiffres présentés par la coalition populiste au pouvoir à Rome, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème).
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Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a souligné de son côté que les prévisions de la Commission "sous-évaluaient l'impact positif de la loi de finances et des réformes structurelles". "Nous allons de l'avant avec nos estimations (...) Il n'y a pas de présupposé pour mettre en discussion (leur) fondement", a-t-il ajouté dans un communiqué. M. Conte a jugé "absolument invraisemblable tout autre type de scénario sur les comptes publics italiens. Le déficit diminuera avec la croissance et ceci permettra de baisser le ratio dette/PIB à 130% l'an prochain et jusqu'à 126,7% en 2021", a-t-il martelé.
(Avec AFP)
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