Ces pays qui déplacent leur capitale : un pari économique au fil des siècles
Julien Gouesmat
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En 1868, le Japon a déplacé sa capitale, initialement à Kyoto, à Edo, devenu Tokyo.
Editions autrement
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En 1868, le Japon a déplacé sa capitale, initialement à Kyoto, à Edo, devenu Tokyo.
Editions autrement
Au cours du XIXe siècle, l'Occident est bouleversé par la révolution industrielle. Royaume-Uni, Belgique, France, Allemagne, États-Unis... Un à un les vieux pays se lancent dans la course à l'ouverture d'usines et à la construction de voies de chemins de fer, modernisant leurs économies. En dehors de ce bloc, un seul autre pays a su s'imposer parmi les grandes puissances industrielles, suivant le train de la modernité : le Japon. Ostracisé par des siècles d'isolationnisme, l'Empire s'ouvre et cette transformation japonaise s'incarne dans le déplacement de la capitale de Kyoto à Edo, devenu Tokyo.
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Cette histoire, comme celles de 69 autres capitales ayant changé de lieu au cours de l'époque moderne, est racontée dans L'Atlas historique des capitales déplacées, signé par Franck Tétart et Pierre-Alexandre Mounier, paru en juin dernier aux éditions Autrement. Sur près de 300 pages, cet élégant ouvrage, enrichi des cartes de Gaëlle Sutton, explore les raisons et les effets de ces étonnants déplacements, jusqu'à interroger la définition même de ce qu'est une capitale. Ces transferts, bien plus complexes que de banals « déménagements administratifs », touchent à une pluralité d'enjeux : politiques, culturels, géostratégiques, sécuritaires, mais aussi économiques - comme en atteste la profonde transformation du Japon.
Julien Gouesmat
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