Des logements abordables, des cabinets médicaux, des écoles et des transports publics. En déplacement à Londres le 13 février dernier, le Premier ministre britannique Keir Starmer a donné le coup d'envoi d'un programme de construction de « nouvelles villes » pour répondre à la crise du logement outre-Manche. Fustigeant « une décennie de déclin dans la construction de logements », le travailliste arrivé au pouvoir en juillet s'est ému que « pour tant de familles, devenir propriétaire est un rêve lointain ».
Plus de cent sites à travers l'Angleterre ont été identifiés pour construire ces nouvelles villes, chacun ayant le potentiel d'accueillir « au moins 10 000 logements », selon Downing Street. Objectif : livrer 1,5 million de logements d'ici à 2030. Soit 300 000 par an en 2025, 2026, 2027, 2028 et 2029.
« Par le passé, le Royaume-Uni avait déjà visé des cibles de construction neuve, mais les conservateurs les avaient retirées car ils n'arrivaient pas à les atteindre. Aujourd'hui, il faudrait construire 400 000 logements chaque année pour maintenir le stock, mais aujourd'hui, seuls 200 000 à 250 000 sortent de terre »,réagit, pourLa Tribune,Thomas Vandecasteele, directeur des agences UK, Jersey et Suisse du groupe Legendre, promoteur immobilier originaire de Rennes, implanté à Londres depuis 2017.
Le chef du gouvernement du Royaume-Uni s'est également engagé à revoir les lois sur l'aménagement du territoire afin de permettre aux promoteurs de passer outre certaines réglementations environnementales et de construire davantage. « Des réformes importantes doivent arriver pour réformer le système d'octroi de permis de construire. Actuellement, c'est extrêmement long et coûteux, lourd et bureaucratique, avec des variations d'une ville à l'autre », confirme Thomas Vandecasteele.