Contre l'ultralibéralisme, appelez les "Yes Men"

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De gauche à droite, Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, les deux activistes du groupe Yes Men.
De gauche à droite, Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, les deux activistes du groupe Yes Men. (Crédits : DR)
Un (auto)portrait du duo des "Yes Men" ("béni-oui-oui") activistes du canular politique toujours prêts à en découdre contre l'ultralibéralisme. Leur plaidoyer pour un monde meilleur vibre toujours aussi joyeusement.

Les Yes Men, le duo formé par Jacques Servin et Igor Vamos, alias Mike Bonanno et Andy Bichlbaum, dénoncent l'état du monde depuis deux décennies avec leurs sketchs, leurs dossiers de presse bidon et leurs fausses bonnes nouvelles. Ciblant les multinationales et les États complices, ferraillant contre la surexploitation des hommes et des ressources naturelles, ils s'en prennent ici au ministre canadien de l'Environnement, à la Chambre de commerce américaine et aux géants du pétrole Shell et Gazprom. En se faisant passer pour des dirigeants politiques, ils interviennent aussi dans un congrès pour annoncer que le gouvernement américain renonce aux énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.

Après Les Yes Men refont le monde (2009), ARTE reprend le pouls du duo avec ce beau portrait, en forme de bilan des espoirs et des déceptions. Et même si ces humoristes surinformés craignent de voir faiblir la résistance citoyenne à l'ultralibéralisme, leur plaidoyer pour un monde meilleur vibre toujours aussi joyeusement.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2016 à 13:23 :
Ce n'est pas de l'ultralibéralisme, c'est du néolibéralisme, un mutant entre économie privée et économie publique dont le principe est de ne bénéficier qu'aux plus riches de notre monde.

Pour qu'il y ai ultralibéralisme encore faudrait il qu'il y ai libéralisme, or si cet dernier existait, les 3/4 des établissements financiers n'existeraient plus et la moitié de nos multinationales auraient déjà été balayées de la surface de la planète et si elles tiennent toujours c'est parce que soutenues par l'argent public des états gouvernés par des politiciens serviteurs des marchés financiers.

On ne peut pas demander aux gens d'adhérer à un concept aussi mal expliqué. La faute n'étant certainement pas du fait de ceux qui s'opposent à ce concept sous n'importe quel nom qu'on lui donne, la faute revient aux médias de masse qui ne nous parlent que du néolibéralisme le faisant passer pour du vrai libéralisme.

Pour ma part je ne demande que cela, du vrai libéralisme économique mais tant qu'il y aura des actionnaires milliardaires ultra puissants conservateurs dans l'âme et propriétaires de nos politiciens il n'y aura jamais de libéralisme car ils savent parfaitement que cela les exposerait aux risques, ce qu'ils ne veulent surtout pas quit à engendrer une économie de plus en plus médiocre et vulgaire comme nous avons.

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