Coronavirus : le bilan mondial approche les 1.700 morts, premier décès en Europe

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(Crédits : China Daily CDIC)
La ministre française de la Santé Agnès Buzyn a annoncé samedi le décès la veille au soir d'un touriste chinois de 80 ans hospitalisé en France depuis fin janvier.

Le nombre de morts causées en Chine continentale par le nouveau coronavirus approchait dimanche les 1.700, tandis qu'un premier décès hors d'Asie a été signalé samedi en France.

Selon le dernier bilan diffusé dimanche par les autorités chinoises, la pneumonie virale Covid-19 a provoqué la mort de 1.665 personnes en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao). La plupart se trouvaient dans la province du Hubei (centre), foyer de l'épidémie apparue en décembre dans son chef-lieu Wuhan.

Seuls quatre décès ont été enregistrés ailleurs dans le monde: un sur le territoire chinois semi-autonome de Hong Kong et les trois autres respectivement au Japon, aux Philippines et en France.

La ministre française de la Santé Agnès Buzyn a annoncé samedi le décès la veille au soir d'un touriste chinois de 80 ans hospitalisé en France depuis fin janvier. Ce décès est le "premier hors d'Asie, le premier en Europe", a-t-elle précisé.

La Chine a par ailleurs fait état dimanche de plus de 68.000 cas de contamination sur son territoire, principalement dans la province du Hubei.

Dans son bilan quotidien, la commission sanitaire nationale a fait état de 2.009 nouveaux cas dans le pays - dont 1.843 dans cette province -, ce qui représente une baisse pour la troisième journée consécutive.

Tandis que le Hubei reste coupé du monde depuis trois semaines et que plusieurs villes de l'est du territoire chinois ont pris des mesures de confinement drastiques, Pékin a renforcé à son tour vendredi ses restrictions pour endiguer la propagation du virus.

La capitale oblige désormais toutes les personnes arrivant de l'extérieur à s'auto-imposer une quarantaine de quatorze jours à leur domicile ou leur hôtel, sous peine de sanctions, a rapporté le Beijing Daily, un quotidien officiel. L'activité dans la ville reste largement paralysée et de nombreuses entreprises imposent le télétravail à leurs employés.

Ce règlement aux modalités d'application non détaillées intervient au moment où, à l'issue de vacances du Nouvel an lunaire prolongées, beaucoup de Chinois rentrés dans leur région d'origine pour les fêtes doivent désormais retourner chez eux.

Quelque 283 millions de trajets ont ainsi été accomplis dans le pays entre les 25 janvier et 14 février, selon le vice-ministre des Transports Liu Xiaoming.

Billets de banque en quarantaine

L'épidémie de Covid-19 maintient le monde en alerte, avec près de 600 cas confirmés de contamination dans une trentaine de pays. L'Egypte a annoncé vendredi avoir enregistré le premier cas sur le continent africain.

Mais le principal foyer d'infection hors de Chine reste le paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine au Japon: 355 cas de contamination y ont été confirmés, dont 70 nouveaux cas annoncés dimanche.

Le paquebot comptait 3.711 passagers et membres d'équipage à son arrivée à Yokohama le 3 février. Depuis les personnes contaminées ont été évacuées et hospitalisées, tout comme certaines personnes nécessitant des soins médicaux pour d'autres raisons.

Un porte-parole du département d'Etat américain a annoncé que les ressortissants des Etats-Unis se trouvant à bord seraient évacués et subiraient une quarantaine de deux semaines à leur retour sur le sol américain.

Le président chinois Xi Jinping a reconnu vendredi que la lutte contre le virus constituait "un grand test pour le système et les capacités de gouvernance" de son pays.

Le gouvernement doit renforcer "son contrôle des médias en ligne", a-t-il par ailleurs insisté dans un discours publié samedi par la presse étatique, après que les internautes eurent formulé de multiples critiques à l'égard des autorités quant à la gestion de la crise.

Signe des mesures draconiennes prises en Chine, la banque centrale a annoncé samedi que les billets usagés étaient désormais désinfectés et placés en quarantaine jusqu'à quatorze jours, avant d'être remis en circulation.

Après avoir initialement félicité Pékin pour son "travail très professionnel", les Etats-Unis ont déploré jeudi un "manque de transparence de la part des Chinois".

Les autorités sanitaires du Hubei avaient annoncé jeudi, à la surprise générale, un élargissement de leur définition des personnes contaminées.

 Eviter l'hystérie

Jusqu'alors, un test de dépistage était indispensable pour déclarer un cas "confirmé". Dorénavant, les patients "diagnostiqués cliniquement", notamment avec une simple radio pulmonaire, sont aussi comptabilisés.

La nouvelle définition a automatiquement gonflé le nombre des personnes officiellement infectées, avec l'annonce d'une envolée de plus de 15.000 nouveaux cas de contamination jeudi.

Zhong Nanshan, un expert médical chinois vétéran de la lutte contre le Sras (2002-2003), a déclaré s'attendre à un pic de l'épidémie "d'ici la mi- ou la fin février". Plus prudente, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge qu'il est "beaucoup trop tôt" pour faire des prévisions.

Une équipe internationale d'experts de l'OMS devait arriver à Pékin ce week-end pour une mission commune avec leurs homologues chinois. Ils doivent réaliser des inspections sur le terrain, passer en revue les mesures de prévention, visiter des centres de recherche et formuler des recommandations pour contenir l'épidémie, a précisé un porte-parole du ministère chinois de la Santé.

"La Chine fait gagner du temps au monde. Nous ne savons pas combien de temps", a de son côté déclaré le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un discours samedi à Munich où se déroule une conférence internationale sur la sécurité.

"Nous demandons à tous les gouvernements, toutes les compagnies et tous les médias de travailler avec nous pour faire retentir le niveau d'alarme requis sans attiser les flammes de l'hystérie", a-t-il ajouté.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2020 à 8:49 :
Oui il semble évident qu'il y ai (encore) un malaise au sein de la classe dirigeante mondiale certainement à cause des dégâts du nuage brun de pollution massive situé au dessus de l’Asie du sud est qui ne peut qu'avoir des conséquences sr la population d'en dessous et que si cette vérité se savait c'est l'ensemble de la région qui serait exposée à une potentielle et légitime colère des citoyens de ces pays esclavagistes.

Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que la volonté des peuples du monde à chercher à comprendre les phénomènes est en énorme augmentation parce qu'avec internet chacun d'entre eux est outillé pour, cette dissonance entre le nombre de mort, faible, et la panique des autorités mondiale ne peut que nous questionner.
a écrit le 16/02/2020 à 18:03 :
Lire le lire "La guerre des germes" de Ken Alibek (38€ chez Amazon), aller dans un bibliothèque et demander le livre.
a écrit le 16/02/2020 à 17:14 :
Je me pose la question, pourquoi un état de siege et un confinement pour 60 millions de Chinois et entendre toujours les mêmes choses, comme c'est pas plus grave que la grippe qui tue beaucoup plus etc etc. Mais je n'ai jamais vu une telle situation avec la grippe, la population de la France en quarantaine ?... De plus, lorsque je regarde la situation du paquebot Diamond Princess et la rapidité de la contagion la même question tourne en boucle dans ma tête. "Nous dit-on toute la vérité ?".
a écrit le 16/02/2020 à 15:33 :
Pendant ce temps, Macron renvoie des masques de protection en Chine...!

Quid de la protection des Français ???
a écrit le 16/02/2020 à 13:53 :
Les chinois mangés toujours des pangolins qu’elles aurores et des chauve souris des chiens 🐕 des serpents 🐍 les chinois créateur des virus 🦠
a écrit le 16/02/2020 à 12:50 :
Rappel pour rester le contexte et éviter le sensationnalisme et l'hystérie: rien qu'en France, la "vulgaire" grippe saisonnière est directement responsable chaque année de 6000 à 12000 morts (9000 en moyenne), en fonction de l'agressivité de la souche...
Réponse de le 16/02/2020 à 17:30 :
Houlà tu y vas fort. En France en 2018, 4750 cas mortels pouvant être attribués à la grippe et en 2019, 1100 attribués à la grippe. Le problème est que le coronavirus a commencé a tuer le 11 janvier 2020 donc 1700 personnes ont perdu la vie en un peu plus d'un mois. Sans aucune hystérie je trouve ces chiffres alarmants. Arnaud Fontanet Chercheur a Pasteur pense qu'un vaccin pourra être trouvé dans deux ans.

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