Alors que les économistes réfléchissent aux obstacles qui menacent la reprise, le gouvernement appelle les entreprises à se préparer davantage à la fermeture du robinet des aides. D'autant plus que le rebond de l'inflation en zone euro rappelle les difficultés que pourrait rencontrer l'Europe à la sortie de la crise. Voici le graphique et les informations éclairantes de ces dernières 24 heures à suivre sur l'actualité Covid, en France et dans le monde.L'INFO À SUIVRE - Les entreprises appelées à préparer la fin des aides
Beaucoup d'entreprises ne prennent pas assez de mesures pour anticiper la fin des aides accordées par l'État pendant la crise, selon les déclarations récentes de plusieurs spécialistes.
16.000 entreprises n'ont pas sollicité de redressement, de liquidation ou de sauvegarde en 2020, alors qu'elles l'auraient fait en temps normal, estimait ainsi fin janvier Sophie Jonval, présidente du conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, lors d'une conférence de presse.
Un rapport remis vendredi au garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti fait aussi le constat que les petites entreprises, les indépendants ou les agriculteurs « n'ont généralement pas recours aux procédures amiables qui pourraient les protéger lorsque leur situation se dégrade ».
"On peut être bon en trésorerie, mais il se peut qu'on ne soit pas aussi bon à la sortie de crise", prévient également Thierry Bacquet, président du Centre d'information sur la prévention des difficultés des entreprises de Paris (CIP Paris).
Une crainte alors même que le gouvernement annonce un nouveau renforcement des aides. Il a annoncé mercredi renforcer la prise en charge des coûts fixes des entreprises les plus pénalisées par la crise, tandis que les conditions d'accès au fonds de solidarité pour la restauration rapide seront durcies, indique le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
"Il s'agit de prendre en charge 70% des charges fixes des entreprises de plus de 50 salariés et 90% [pour les] entreprises de moins de 50 salariés" qui font plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires mensuel, a détaillé le ministre lors d'un point presse téléphonique.
Les entreprises concernées sont celles des secteurs de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme, dans la limite de 10 millions d'euros sur une année, a-t-il précisé.