Covid-19 : gros revers pour Joe Biden, la vaccination en entreprise retoquée par la Cour suprême
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JONATHAN ERNST
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Un sacré revers pour Joe Biden. Ce jeudi, alors que le pays a déjà enregistré près de 850.000 morts du Covid et que seuls 62% de la population sont totalement vaccinés, la Cour suprême des Etats-Unis a bloqué sa décision d'imposer le vaccin anti-Covid dans les entreprises de plus de 100 salariés. Une mesure que le président américain avait annoncé en septembre dernier.
Au pays des libertés individuelles, cette mesure avait immédiatement été dénoncée comme un abus de pouvoir par les élus républicains et par une partie du monde économique. Au pays des libertés individuelles, cette mesure avait immédiatement été dénoncée comme un abus de pouvoir par les élus républicains et par une partie du monde économique. La Cour suprême leur a donné raison, au moins en ce qui concerne les quelque 84 millions de personnes employés dans des entreprises comptant plus de 100 salariés. Pour autant, la facture risque d'être élevée pour les non-vaccinés. L'administration leur a "ordonné de se faire vacciner contre le Covid ou de subir des tests toutes les semaines, à leurs propres frais. Ce n'est pas l'exercice quotidien du pouvoir fédéral, mais une intrusion dans la vie et la santé d'un large nombre d'employés", a-t-elle écrit dans son arrêt. La haute juridiction a en revanche validé l'obligation de vaccination pour les quelque 20 millions d'employés des structures de santé qui bénéficient de fonds fédéraux.
Le président américain Joe Biden a partagé sa déception dans un communiqué :
La décision de la Cour suprême met donc fin à une série de décisions juridiques contraires. Adoptée début novembre par la Maison Blanche avant d'être suspendue par une cour d'appel du Texas saisie par l'Etat du Texas, mais aussi par celle de la Nouvelle-Orléans, la mesure souhaitée par l'administration Biden pour lutter contre la pandémie de Covid-19 avait été restaurée le 18 décembre par la cour d'appel de l'Ohio.
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"Pour protéger les travailleurs, l'Osha (Agence fédérale sur la sécurité et la santé au travail) peut et doit être capable de répondre aux dangers en évolution", ajoutait la juge Jane Stranch, en précisant que l'Osha avait déjà bénéficié dans l'histoire de larges pouvoirs pour s'assurer de la sécurité des travailleurs et "a démontré le danger généralisé que le Covid-19 pose sur les travailleurs - les non-vaccinés en particulier - sur leur lieu de travail".
"Trop de personnes restent non vaccinées pour que nous puissions en sortir définitivement », avait-elle estimé.
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