Crash d'un avion russe en Egypte: les principales informations

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Drame aérien en Egypte ce samedi 31 octobre. Toute la journée, de nombreuses informations en provenance des différentes autorités égyptiennes, russes, mais aussi des compagnies privées impliquées se sont succédées. En voici un résumé succinct.
Le vol 9268 de la compagnie Kogalymavia, plus connue sous le nom de Metrojet, transportait 217 passagers et 7 membres d'équpage, tous décédés. Parmi les passagers qui étaient âgés de 10 mois à 77 ans, 214 étaient Russes et 3 Ukrainiens.
L'appareil qui se dirigeait vers Saint-Pétersbourg a décollé de l'aéroport de Charm el-Cheikh, l'une des plus importantes stations balnéaires égyptienne, ce 31 octobre à 5h51 heure locale (04h51 du matin à Paris). Il a disparu des radars vingt-trois minutes plus tard. Les autorités de l'aviation civile égyptienne ont déclaré avoir perdu le contact avec l'appareil alors qu'il volait à environ 30.000 pieds (9.144 mètres). Une altitude, qui, selon des experts, écarterait l'hypothèse de l'envoi d'un missile depuis le sol.
Peu de temps auparavant, le pilote a contacté le régulateur de vol et fait état de problèmes techniques, selon l'agence russe RIA. Il aurait demandé un changement de route et un atterrissage à l'aéroport du Caire.
La trace de l'avion se serait perdue "près la frontière Israélo-égyptienne", a indiqué le ministre russe des Transports, Maxim Sokolov. Les débris ont été rapidement retrouvés dans une région montagneuse. L'appareil aurait été "coupé en deux", selon des observateurs sur place cités par des agences de presse.
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Un groupe affilié à l'Etat islamique (EI) en Egypte a revendiqué la responsabilité du crash dans un communiqué diffusé par ses partisans sur Twitter. La revendication de l'EI a également été diffusée sur l'un des sites internet qui diffusent des information pour Daech.
Mais Maxim Sokolov, le ministre russe chargé des Transports, a affirmé à l'agence russe Interfax que "cette information ne peut être considérée comme exacte".
"Nous ne pourrons parler des causes du crash qu'après l'analyse de toutes les informations et la tenue d'une enquête internationale", a-t-il précisé plus tôt à l'agence TASS. L'appareil avait reçu tous les certificats de vol a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée président russe Vladimir Poutine a ordonné à son Premier ministre Dimitri Medvedev de former une commission d'enquête sur le crash de l'avion Kolavia survenue ce samedi.
Les enquêteurs du Comité d'enquête de la Fédération de Russie vérifient des échantillons du carburant utilisé par l'avion lors de son dernier approvisionnement, à Samara en Russie, a indiqué l'agence de presse russe RIA. En outre, les enquêteurs ont interrogé des personnes ayant participé à la préparation de l'avion et de son équipage. Il ont aussi procédé à des fouilles à l'aéroport de Domodedovo de Moscou où lse trouve le siège de la compagnie aérienne Kogalymavia/Metrojet.
L'autorité russe de régulation des transports publics, Rostransnadzor a déclaré avoir découvert des infractions à la réglementation lors de sa dernière inspection de routine à la compagnie aérienne. Mais, après l'inspection, qui a eu lieu en mars 2014, l'entreprise a remédié aux problèmes dans les délais impartis.
Le pilote de l'avion avait à son actif 12.000 heures de vol, a déclaré une porte-parole de la compagnie aérienne aux agences RIA et Interfax.
De leur côté, les services de sécurité égyptiens ont dit avoir déjà localisé l'enregistreur des données de vol. Certains de ses membres ont évoqué de possibles "problèmes techniques" de l'avion à Reuters.
Il s'agissait d'un Airbus A321-200 produit en 1997, selon le constructeur européen. Il était exploité par la compagnie russe depuis 2002 et avait accumulé 56.000 heures de vol. L'A321 est le plus gros appareil de la famille A320.
En fin de journée, Air France a émis un communiqué pour indiquer que le survol de zone du Sinaï serait évité "par mesure de précaution".
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Des mesures similaires avaient été prises l'an dernier après le crash d'un avion Malaysian Airlines en Ukraine. D'autres zones comme l'Irak sont également écartées des plans de vol depuis juillet 2014.
(avec agences)
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