Pour le patron d'Airbus, le crash de l'A400M ne remet pas en cause sa conception

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Des défauts de procédure de contrôle pourraient avoir causé le crash de l'A400M en Espagne, selon le patron d'Airbus, Fabrice Brégier.
Des défauts de procédure de contrôle pourraient avoir causé le crash de l'A400M en Espagne, selon le patron d'Airbus, Fabrice Brégier. (Crédits : © Marcelo del Pozo / Reuters)
Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus estime que la faille à l'origine de l'accident d'un A400M début mai en Espagne est à chercher au niveau des procédures de test.

Pas d'erreur dans la conception de l'A400M. C'est ce que 'affirme le patron de la filiale aéronautique civile d'Airbus Group. "La conception de l'avion n'est pas à remettre en cause", a affirmé Fabrice Brégier lors d'une émission organisée par FranceInter, ITélé et les Echos ce samedi. Il était invité à donner son opinion sur les causes possibles de l'accident survenu le 9 mai à Séville qui a causé la mort de 4 personnes et fait 2 blessés graves.

Procédures de tests

Deux jours plus tôt, Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie chez Airbus Group, a admis dans le quotidien allemand Handelsblatt qu'un problème au niveau de la production finale a pu provoquer un crash. "Il n'y a pas de défaut structurel" a-t-il néanmoins nuancé. Il serait question d'un problème dans l'installation du logiciel de contrôle des moteurs.

Réagissant à ces informations, Fabrice Brégier a indiqué:

"Ensuite, il y a eu, effectivement, soit une faiblesse dans les procédures de test des avions avant la mise en vol, car il s'agissait du premier vol d'un avion de série, soit un problème qui provenait de la mise en oeuvre de ces procédures".

"On tire l'ensemble des conséquences d'un tel accident"

Si la responsabilité du programme A400M donc d'une enquête sur les causes de l'accident échoit à la branche défense d'Airbus Group, le dirigeant de la branche civile à souligné:

Au niveau du groupe, on tire à chaque fois l'ensemble des conséquences d'un tel accident, ou même d'un incident".

Fabrice Brégier, qui s'exprimait quelques jours avant l'ouverture du salon du Bourget, a assuré: "on n'a pas eu, à Toulouse, de problème au cours des 20 dernières années."

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 14/06/2015 à 18:46 :
A qui appartient l'avion qui s'est écrasé? Cet avion était en essai avec une immatriculation civile ou militaire ou pas d'immatriculation du tout? Qui va indemniser les parents des disparus en vol ou au sol et les propriétaires des biens dégradés ou anéantis?
On nous dit que certains essais ont été mal faits ou pas faits du tout, qui a pris cette responsabilité?
Nous sommes dirigés par des supers cerveaux de polytechniciens, d'énarques et d'écoles de commerce, le monde entier nous envie.
On se souvient des hélices du Charles De Gaulle et des mauvais composites de l'A400m et de certains avions civils.
Une réforme de toutes ces grandes écoles est plus que jamais nécessaire pour la santé des finances françaises.
Cet avion est une nécessité cruciale pour nos forces aériennes, les défauts structurels ne sont pas à rechercher dans l'A400M mais dans la structure qui le gouverne. C'est le reflet du miroir de notre société. Notons que le Rafale est surtout un succès technique personnel de Dassault, nous lui souhaitons un même succès dans le développement des drones militaires et des détecteurs de menaces (drones parasites ou autres).
a écrit le 01/06/2015 à 8:50 :
Il n y a aucune excuse pour essayer d´expliquer l´arrêt des moteurs, de plus au décollage.
Tout logiciel ou FADEC , que ce soit en test ou autre chose doit être concu de telle facon qu il lui soit impossible de stopper les moteurs autrement que par une commande délibérée et manuelle des pilotes.
Tout le reste , comme déjà bien dit , c´ est de l enfumage.
a écrit le 31/05/2015 à 11:12 :
L'armée française n'a pas interdit de vol l'A400 et elle a eu raison, mais comme toujours en cas de "coopération européenne " il y a des problèmes de compétence largement sous estimés et comme la fusée EUROPA en son temps il faut en assumer le coût .
a écrit le 31/05/2015 à 8:32 :
Dans tous les cas, que cela sois du au logiciel ou au procédure de test, voir à un problème structurel, il y a 4 morts, ensuite pour un avion militaire, normalement capable de voler dans des conditions difficiles, cela pose bien des questions.....
a écrit le 30/05/2015 à 20:09 :
Dramatique pour les victimes mais il s'agissait d'un vol d'essai en sortie de production. C'est bien la raison pour laquelle il y a des vols d'essai..... Pour verifier la conformite de la production. Ce n'est pas un avion "bon pour le service" qui s'est ecrase.
Réponse de le 01/06/2015 à 8:52 :
vous vous êtes relu avant d'envoyer un commentaire aussi abjecte.
a écrit le 30/05/2015 à 15:03 :
Comme on s'attendait, l'heure pour la récupération aux enfumages est venue.
Réponse de le 01/06/2015 à 0:18 :
Car vous connaissez la vérité n'est ce pas? Faites nous en donc profiter....

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