Crise en Ukraine : Washington accepte de négocier, Moscou retire ses troupes
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Poutine denonce un pas vers un "genocide" dans l'est de l'ukraine
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Poutine denonce un pas vers un "genocide" dans l'est de l'ukraine
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Désescalade en Europe de l'Est... La Russie a annoncé le retrait des troupes massées à la frontière avec son voisin ukrainien. Depuis plus d'un mois, Moscou fait planer la menace d'une intervention militaire à Kiev si ce pays tentait d'intégrer l'OTAN, l'alliance militaire occidentale conduite par les Etats-Unis et fondée en pleine guerre froide pour résister à la menace soviétique.
Vladimir Poutine exige des garanties occidentales pour que l'Ukraine reste en dehors de ce dispositif militaire qui impliquerait, selon lui, l'installation de missiles aux portes de la Russie. Cette perspective est jugée intolérable par le maitre du Kremlin qui continue à soutenir les forces pro-russes du Donbass, dans l'Est de l'Ukraine. Du côté de l'OTAN, il est hors-de-question d'exclure l'adhésion de l'Ukraine.
De leur côté, les Européens avaient mis en garde Moscou contre toute intervention militaire en Ukraine, dont ils ont promis de "lourdes conséquences", sans préciser lesquelles. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et les Etats-Unis avaient exprimé "leur détermination à ce que la souveraineté ukrainienne soit respectée". Le Washington Post, citant une source haut placée à la Maison Blanche, avait évoquée le risque d'une invasion militaire d'environ 175.000 hommes. Un projet démenti par Moscou qui dénonce, à l'inverse, des provocations côté occidental, mais également sur le terrain, où des affrontements ont lieu entre forces légales et forces pro-russes.
Le changement de ton soudain de Vladimir Poutine provient d'un accueil jugé "positif" des propositions de négociations à Genève. "Pour l'heure, nous voyons une réaction positive. Nos partenaires américains nous disent qu'ils sont prêts à commencer cette discussion, ces négociations, dès le début de l'année à Genève", a déclaré le président russe, jeudi 23 décembre, lors de sa conférence de presse annuelle.
Washington a accepté d'ouvrir des discussions avec Moscou sur la base d'un texte transmis par la partie russe, une semaine auparavant. Ces pourparlers seront conduits par Iouri Ouchakov, conseiller du président russe, et Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis. Le Kremlin n'a toutefois pas caché son impatience à ce que ces discussions aboutissent rapidement.
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"Nous voulons des garanties maintenant, pas dans dix ans", a martelé Vladimir Poutine. "Comment réagirait les Etats-Unis si l'on mettait des missiles à la frontière canadienne?", a interrogé le président russe en réponse à des journalistes sur la probabilité d'une guerre. Une référence quasi-explicite à la crise des missile de Cuba en 1962 et qui avait été l'un des moments les plus critiques de la guerre froide, avec un risque de guerre nucléaire.
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