Des entreprises britanniques exhortent à un sauvetage d'Eurostar
AFP

Avec plus qu'un aller-retour opéré par jour, le trafic de la société ferroviaire franco-britannique a fondu de 85%
ANTONIO BRONIC
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Avec plus qu'un aller-retour opéré par jour, le trafic de la société ferroviaire franco-britannique a fondu de 85%
ANTONIO BRONIC
Des dirigeants d'entreprises britanniques ont appelé le gouvernement à participer à un sauvetage d'Eurostar, la compagnie ferroviaire transmanche mise à mal par la fermeture de la frontière du fait de la pandémie de Covid-19, ont rapporté des médias.
Le groupe de pression London First a déclaré qu'Eurostar avait besoin "d'une action rapide pour sauvegarder son avenir", dans une lettre envoyée au ministre britannique des Finances Rishi Sunak, que l'agence Bloomberg News a pu consulter. Ce courrier a été signé par 25 dirigeants et universitaires.
Jusqu'à récemment, Eurostar était un symbole de la facilité à faire circuler des TGV en Europe. Mais la compagnie - détenue majoritairement par la SNCF - se retrouve paralysée par la crise du nouveau coronavirus, ses plateformes et installations spéciales à Paris, Londres et Bruxelles étant quasiment désertées.
A l'heure actuelle, le groupe n'offre plus qu'un seul aller-retour par jour entre Paris et Londres, alors qu'avant la pandémie, Eurostar faisait circuler deux trains à l'heure aux périodes d'affluence.
La compagnie, qui fait rouler des trains à grande vitesse entre Londres et le continent, a perdu 85% de ses passagers en 2020 et se trouve "sous perfusion", selon lui.
Et les restrictions de mouvements se durcissent: Paris exige désormais des voyageurs en provenance du Royaume-Uni un test de dépistage négatif avant de partir, suivi d'une quarantaine de sept jours en France et d'un deuxième test PCR, tandis que la Grande-Bretagne a également adopté de nouvelles mesures de quarantaine.
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Eurostar est détenue à 55% par la SNCF, à 40% par le consortium Patina Rail -composé pour 30% de la Caisse de dépôt et placement du Québec et 10% du fonds britannique Hermes Infrastructure- et à 5% par la SNCB belge.
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