Diplomatie vaccinale : la Chine promet à l'Afrique 1 milliard de doses et une annulation de dette
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Un centre de vaccination anti-Covid en Afrique du Sud.
SIPHIWE SIBEKO
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Un centre de vaccination anti-Covid en Afrique du Sud.
SIPHIWE SIBEKO
Alors que depuis des mois les institutions internationales et de nombreux centres d'études s'alarment de l'inégalité vaccinale qui pourrait menacer la reprise économique et générer une nouvelle vague épidémique, la Chine accélère. Le président chinois Xi Jinping a promis lundi un milliard de doses de vaccins anti-Covid à l'Afrique, sous la forme de dons ou de soutien à la production locale, afin de combler le "vide vaccinal" accusé par le continent.
"Nous devons poursuivre la lutte solidaire contre le Covid. Nous devons accorder la priorité à la protection de nos populations et combler le fossé vaccinal", a dit le responsable chinois, faisant référence au sévère retard de vaccination observé en Afrique. Il a fait écho à une demande largement répandue des dirigeants africains en préconisant la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins.
"La Chine fournira à l'Afrique un milliard de doses de vaccins supplémentaires, dont 600 millions sous forme de dons et 400 millions sous d'autres formes comme la mise en place d'unités de production de vaccins", a dit Xi Jinping, qui a inscrit cette promesse dans un plan à trois ans.
Sur le continent, l'Egypte a entamé la fabrication de vaccins du laboratoire chinois Sinovac. D'autres projets sont en gestation plus ou moins avancée en Afrique du Sud ou au Sénégal. La Chine a par ailleurs livré plus de 160 millions de doses de vaccins à l'Afrique, a dit le vice-ministre chinois du Commerce Ren Hongbin, dont une bonne part sous la forme de dons.
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Cette annonce intervient alors que l'épidémie repart dans le monde, et particulièrement en Europe, où le variant "Omicron" constitue une nouvelle menace prise très au sérieux. Détecté initialement en Afrique du Sud, l'agence de santé de l'UE a prévenue, au sujet de celui-ci, vendredi soir, qu'il représentait un risque "élevé à très élevé" pour le Vieux Continent. Le problème c'est qu'on ignore encore largement les caractéristiques de ce variant.
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